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Lisieux : Sainte-Thérèse

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Dernière mise à jour : il y a 2 heures

Sainte-Thérèse à différents moments de sa vie
Sainte-Thérèse à différents moments de sa vie

Cette journée du vendredi 27 mars 2026 nous conduit à Lisieux et à Sainte-Thérèse. Nous sommes allés à la Basilique, au sanctuaire du Carmel et à la Cathédrale Saint-Pierre.


D'autres lieux concernant Sainte-Thérèse sont à visiter :


Carte des lieux en lien avec Thérèse à Lisieux
Carte des lieux en lien avec Thérèse à Lisieux

Histoire de Sainte-Thérèse


La vie de Thérèse Martin semble ordinaire, mais elle est devenue sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face, patronne universelle des missions, patronne secondaire de France, Docteur de l’Église.


Alençon (1873-1877)

Thérèse est née famille chrétienne, à Alençon. Son père, Louis Martin (horloger-bijoutier), et sa mère, Zélie Guérin (dentellière) ont eu neuf enfants dont quatre sont morts en bas-âge.

Ils n'ont donc plus que quatre filles et à quarante ans, la maman est enceinte de Thérèse qui naît le 2 janvier 1873.


Saint-Louis et Sainte-Zélie Martin et leurs 5 filles devenues toutes religieuses
Saint-Louis et Sainte-Zélie Martin et leurs 5 filles devenues toutes religieuses

Petite fille gaie, vivante, après un an en nourrice (sa mère ne peut la nourrir), elle a une vie heureuse, comblée d’amour par ses parents et ses sœurs. La petite dernière reçoit de sa famille une foi profonde, vivante, charitable.


Tout va bien, jusqu’au décès de sa maman Zélie Martin d’un cancer du sein (août 1877). Thérèse n'a que quatre ans et demi.

Le choc est très fort pour la petite Thérèse. Elle choisit sa sœur Pauline comme "seconde mère" mais la blessure est si profonde qu'elle mettra dix ans à s'estomper.


Lisieux (1877-1897)

Ayant cinq filles à élever, Monsieur Martin cède aux insistances de son beau-frère Isidore Guérin, pharmacien à Lisieux. Toute la famille Martin s’installe aux Buissonnets.

Thérèse y trouve une ambiance chaleureuse mais les cinq années où elle va aller à l’école chez les Bénédictines resteront pour elle « les plus tristes de sa vie ».


Le départ de Pauline au Carmel de Lisieux (devenue soeur Agnès de Jésus) rouvre la blessure.

A dix ans, Thérèse tombe gravement malade : symptômes alarmants d’une régression infantile, hallucinations, anorexie.

La médecine renonce. Les familles, le Carmel prient.

Le 13 mai 1883, une statue de la Vierge Marie sourit à Thérèse qui est guérie subitement.


L’année suivante, 8 juin 1884, sa première communion est pour elle une « fusion » d’amour avec Jésus. Elle pense déjà à être carmélite. Le départ au Carmel de sa "troisième mère", sa sœur Marie, la déstabilise. Elle souffre de scrupules obsédants, elle demeure hypersensible et pleure beaucoup.

Elle aspire à mûrir et à être libérée.


La nuit de Noël 1886, la grâce touche son cœur. C’est une véritable « conversion » qui la transforme en femme forte. L’Enfant de la crèche, le Verbe de Dieu, lui a communiqué sa force dans l’Eucharistie.


La voici prête à aller au Carmel et à franchir tous les obstacles qui sont son père, son oncle, l’aumônier du monastère, l’Évêque, le Pape Léon XIII.


Thérèse, à quatorze ans et demi, veut sauver les pécheurs avec Jésus.


En 1887, entendant parler d’un assassin qui a tué trois femmes à Paris, elle prie et se sacrifie pour lui, voulant à tout prix l’arracher à l’enfer. Henri Pranzini est jugé, condamné à être guillotiné. Mais au moment de mourir, il embrasse le crucifix ! Thérèse pleure de joie : exaucée, elle le nomme son « premier enfant ».


Lors d’un pèlerinage en Italie, Thérèse s’aperçoit qu’en dehors de leur « sublime vocation », les prêtres ont leurs petits côtés. Elle saisit qu’il faut beaucoup prier pour eux car ce sont des hommes « faibles et fragiles ».

Thérèse comprend que sa vocation n’est pas seulement de prier pour la conversion des grands pécheurs mais aussi de prier pour les prêtres.

Au cours de ce même pèlerinage, elle demande au Pape d’entrer au Carmel à quinze ans.

Le 9 avril 1888, elle quitte son père, ses sœurs, les Buissonnets et son chien Tom.


Au Carmel (1888-1897)

La vie communautaire, le froid, la prière souvent dans la sécheresse, la solitude affective (même si elle retrouve deux de ses sœurs ), elle supporte tout avec ardeur.

Sa plus grande souffrance va être la maladie de son père bien-aimé, interné au Bon Sauveur de Caen, hôpital pour malades mentaux. C'est un nouveau drame familial pour Thérèse qui va se vouer à la prière.

Mais le climat spirituel de son Carmel, marqué d’une crainte diffuse de Dieu, vu d’abord comme justicier, lui pèse. Elle aspire à l’Amour quand elle lit la Vive Flamme d’Amour de Saint Jean de la Croix.

En 1891 (elle a dix-huit ans), un prêtre la lance « sur les flots de la confiance et de l’Amour » sur lesquels elle n’osait avancer, étant plutôt retenue sur ce chemin audacieux, même par sa sœur Pauline, devenue Mère Agnès de Jésus, qui deviendra prieure en 1893.


Son père, revenu dans sa famille, meurt en 1894. Céline, sa sœur qui le soignait entre à son tour au Carmel.


C’est vers cette époque que la jeune sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face, découvre, après des années de recherche, la voie de l’enfance spirituelle qui va transformer sa vie.

Elle reçoit la grâce d’approfondir la Paternité de Dieu qui n’est qu’Amour Miséricordieux (exprimé en son Fils Jésus incarné).

La vie chrétienne n’est autre que la vie d’enfant du Père (« fils dans le Fils »), inaugurée au baptême et vécue dans une confiance absolue. « Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu », dit Jésus (Mt 18,3).

Mère Agnès lui ordonne d’écrire ses souvenirs d’enfance. Thérèse obéit et écrit 86 pages dans un petit cahier.


En septembre 1896, Thérèse ressent que sa belle vocation (« carmélite, épouse et mère ») ne lui suffit plus. Elle éprouve durant sa prière, l’appel de grands désirs : être prêtre, diacre, prophète, docteur (de l’Église), missionnaire, martyre.

Ces souffrances vont disparaître lorsqu’elle va enfin trouver sa vocation en lisant un passage de saint Paul sur la charité (1 Corinthiens 13). Alors, tout s’éclaire pour elle et elle peut écrire : « O Jésus mon Amour… ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !… Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!… » (Manuscrit B, 3v°)


De plus en plus hantée par le souci des pécheurs qui ne connaissent pas cet Amour Miséricordieux, elle entre à Pâques 1896 dans une nuit épaisse où sa foi et son espérance doivent combattre. D’autant plus qu’une tuberculose ronge sa santé et l’affaiblit. Elle use ses dernières forces à enseigner la voie d’enfance aux cinq novices dont elle a la charge et à deux frères spirituels, prêtres missionnaires pour l’Afrique et la Chine.


Vivant cette compassion avec la Passion de Jésus à Gethsémani et à la Croix, à travers la tuberculose et les hémoptysies, elle garde son sourire et sa charité qui remonte le moral de ses sœurs, consternées de la voir mourir dans d’atroces souffrances.

Par obéissance, elle continue jusqu’à épuisement la rédaction de ses souvenirs dans lesquels, avec une transparente vérité, elle « chante les miséricordes du Seigneur » dans sa courte vie.

Priant pour « faire du bien sur la terre, après sa mort, jusqu’à la fin du monde », prophétisant humblement que sa mission posthume sera de « donner sa petite voie aux âmes » et de « passer son Ciel à faire du bien sur la terre », elle meurt le 30 septembre 1897.


Un an après sa mort, paraissait un livre composé à partir de ses écrits : l’Histoire d’une âme qui allait conquérir le monde et faire connaître cette jeune sœur qui avait tant aimé Jésus.


Histoire de la canonisation de sainte Thérèse

Le 17 mai 1925, Pie XI, entouré de 23 cardinaux et de 250 évêques, procède à la canonisation de Thérèse. Parmi les 50000 fidèles venus à Rome, seulement 50.000 purent entrer dans la Basilique Saint-Pierre de Rome et entendre le pape prononcer la formule solennelle déclarant qu’on pouvait désormais appeler l’humble carmélite de Lisieux : « Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ».


Pour passer de la béatification à la canonisation d’un bienheureux, deux miracles sont requis du temps du procès de canonisation de sainte Thérèse. Une fois ces miracles authentifiés, la canonisation peut être proclamée par le pape qui autorise et recommande le culte de ce nouveau saint dans l’Église universelle.


Dans le cas de Thérèse, les deux miracles retenus pour sa canonisation sont :


  • la guérison de Sœur Gabrielle Trimusi, des Pauvres-Filles des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (Parme, Italie), d’une tuberculose des vertèbres (1923) ;

  • la guérison de Maria Pellemans (Belge venue en pèlerinage sur la tombe de la Bienheureuse Thérèse) d’une tuberculose intestinale. Cette dernière souffrait de sa maladie depuis 1919.


Mais elle a fait beaucoup plus de miracles que cela et est apparues à beaucoup de personnes.

Je vous invite à écouter cette vidéo d'Elisabeth de Caligny (je pense que vous aurez compris que j'aime beaucoup cette dame !) intitulée "Lorsque Thérèse de Lisieux apparaît aux poilus" :



Lorsque Thérèse de Lisieux apparaît aux poilus, Elisabeth de Caligny

Récapitulatif des dates importantes


Alençon

  • 1873

2 janvier : Naissance de Marie Françoise Thérèse Martin.

4 janvier : Baptême en l’église Notre-Dame.

mars 73 – avril 74 : En nourrice à Semallé (près d’Alençon).

  • 1874

2 avril : Retour définitif en famille.

  • 1877

28 août : Mort de madame Martin des suites d’un cancer du sein.


Aux Buissonnets (Lisieux)

  • 1877

16 novembre : Arrivé de monsieur Martin et de ses cinq filles aux Buissonnets.

  • 1878

8 août : A Trouville, Thérèse voit la mer pour la première fois.

  • 1881

3 octobre : Thérèse entre comme demi-pensionnaire à l’abbaye Notre-Dame du Pré (école animée par les bénédictines).

  • 1882

2 octobre : Pauline entre au carmel de Lisieux et prend le nom de sœur Agnès de Jésus.

  • 1883

13 mai : Fête de la Pentecôte : Thérèse est guérie aux Buissonnets par le sourire de la Vierge Marie.

  • 1884

8 mai : Première communion de Thérèse à l’abbaye. Profession de Pauline (sœur Agnès) au Carmel.

14 juin : Confirmation de Thérèse par Monseigneur Hugonin.

  • 1886

Février : Malade, Thérèse est retirée de l’école ; leçons particulières.

15 octobre : Marie, sœur ainée et marraine de Thérèse, entre au Carmel de Lisieux et prend le nom de sœur Marie-du-Sacré-Cœur.

25 décembre : Après la messe de minuit, Thérèse reçoit la grâce de sa conversion.

  • 1887

29 mai : Pentecôte. Thérèse obtient de son père la permission d’entrer au Carmel à 15 ans.

Juillet/août : Thérèse prie pour la conversion de Pranzini qui vient d’être condamné à mort.

4 novembre-2 décembre : Pèlerinage en Italie. à Rome.

20 novembre : Audience du Pape Léon XIII.


Au Carmel de Lisieux

  • 1888

9 avril : Entrée de Thérèse au Carmel à 15 ans 3 mois.

  • 1889

10 janvier : Prise d’habit.

12 février : Monsieur Martin est hospitalisé au Bon Sauveur à Caen. Il y restera trois ans.

  • 1890

8 septembre : Profession religieuse de Thérèse.

  • 1892

10 mai : Monsieur Martin est ramené à Lisieux.

  • 1893

20 février : Sœur Agnès (Pauline) est élue prieure du Carmel

  • 1894

29 juillet : Mort de Monsieur Martin.

14 septembre : Entrée de Céline Martin au Carmel.

Hiver : Par obéissance, Thérèse commence à rédiger ses souvenirs d’enfance (Manuscrit A). Découverte de la « petite voie ».

  • 1895

9 juin : Fête de la Sainte Trinité : Thérèse reçoit l’inspiration de s’offrir à l’Amour miséricordieux du Seigneur.

17 octobre : Le séminariste Maurice Bellière est confié à Thérèse.

  • 1896

21 mars : Mère Marie de Gonzague est réélue prieure.

nuit du 2 au 3 avril : Premier crachement de sang. Peu après Pâques, Thérèse entre dans la nuit de la foi.

30 mai : L’abbé Adolphe Roulland lui est confié comme second frère spirituel.

Septembre : Rédaction de lettres (manuscrit B) pour Sr Marie du Sacré Cœur : « Ma vocation, c’est l’Amour ».

  • 1897

Juin : Par obéissance, elle écrit le manuscrit C.

8 juillet : Thérèse est descendue à l’infirmerie.

30 septembre : vers 19 h 30 : mort de Thérèse.

4 octobre : Inhumation au cimetière de Lisieux.

  • 1898

19-20 octobre : Première édition de « l’Histoire d’une âme » (2000 exemplaires).

Histoire d'une Âme
Histoire d'une Âme
  • 1899-1900

Premiers pèlerins sur la tombe de sœur Thérèse : premiers miracles.

  • 1908

26 mai : Guérison, sur sa tombe, de Reine Fauquet, une aveugle de Lisieux, âgée de 4 ans.

  • 1921

Le Pape Benoît XV promulgue le décret sur l’héroïcité des vertus de la Vénérable Servante de Dieu.

  • 1923

29 avril : Béatification de sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus par le Pape Pie XI et translation des reliques du cimetière de Lisieux au Carmel.

  • 1925

17 mai : Canonisation solennelle par le Pape Pie XI (500000 pèlerins à Rome).

  • 1927

14 décembre : Pie XI proclame Thérèse patronne des missions, à l’égal de saint François-Xavier.

  • 1929

30 septembre : Pose de la première pierre de la Basilique de Lisieux.

  • 1937

11 juillet : Inauguration et bénédiction de la basilique par le Cardinal Pacelli, légat du Pape Pie XI.

  • 1944

3 mai : le Pape Pie XII proclame Thérèse patronne secondaire de la France, à l’égal de Jeanne d’Arc.

  • 1954

11 juillet : Consécration de la Basilique de Lisieux.

  • 1956

Parution de l’édition en facsimilé des Manuscrits autobiographiques (Originaux de l’Histoire d’une âme).

  • 1980

2 juin : Le Pape Jean-Paul II pèlerin à Lisieux.

  • 1997

19 octobre : Le Pape Jean-Paul II proclame Sainte Thérèse Docteur de l’Église.

  • 2015

18 mars : Le pape François reconnaît comme authentique le miracle attribué à l'intercession des bienheureux Louis et Zélie Martin et signe le décret de canonisation. Les époux Martin sont ainsi les premiers époux et parents à être canonisés.


Avant de passer aux lieux visités, vous pouvez écouter une petite chanson sur Thérèse. (J'aime beaucoup cette chanson) :


Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux



Précédé d'un vaste parvis qui laisse un espace libre de 76 mètres de largeur devant l'escalier menant à son entrée principale, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante. C'est une des plus grandes églises construites au XXème siècle.

L'ensemble du sanctuaire comprend la basilique proprement dite élevée au-dessus d'une vaste crypte souterraine, le parvis dominé par un campanile séparé de l'église, un chemin de croix établi derrière l'abside et les bâtiments de service liés au pèlerinage.


De style composite (dit romano-byzantin), l'architecture de la basilique est fortement inspirée par celle de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris. Par ses dimensions, l'édifice, construit en béton armé et granit appelé Bleu de Vire[12], peut accueillir 3 000 personnes et se compare aux plus grandes cathédrales :

longueur : 104 m

largeur du transept : 45 m

largeur de la nef : 30 m

hauteur du dôme : 97 m

diamètre du dôme : 28 m

hauteur de la coupole : 50 m

croix monolithe surmontant l'ensemble mesure 1,70 m et pèse près d'une tonne

hauteur des voûtes : 37 m

superficie : 4 500 m2

Compte tenu de la nature du sol qui est argileux sur une épaisseur de trente mètres et de sa situation sur la pente d'une colline, les fondations de l'édifice reposent sur 130 piliers cylindriques de diamètres variés (de 1,4 à 5 m) atteignant le niveau de la couche calcaire sous-jacente afin d'établir sa stabilité.


L'édifice est en forme de croix latine, avec nef, chœur et une ébauche de transept peu profond. Au-dessus de la croisée séparant la nef du chœur s'élève la tour-lanterne de forme circulaire appuyée sur des pendentifs et que termine une imposante coupole. Son élévation comprend un tambour cylindrique, comportant une galerie et un rang de fenêtres garnies de vitraux, et la coupole sphérique. Le tambour est divisé en huit secteurs, chacun d'eux possédant trois arcades de la galerie et trois fenêtres hautes.


De part et d'autre de la façade principale s'étendent les deux ailes rectilignes en forme d'allées de cloître, terminées à leur extrémité par deux édifices surmontés de petits dômes. Celui de droite abrite un petit oratoire. Le volume intérieur est d'un seul tenant, sans nefs collatérales ni déambulatoire : du fait de l'absence de colonnes, tous les fidèles qui assistent aux offices en ont une vue sans obstruction.

Espaces de la basilique de Lisieux
Espaces de la basilique de Lisieux

La basilique de Lisieux reçoit plus de 600 000 visiteurs par an, la ville de Lisieux étant le second lieu de pèlerinage de France après Lourdes


Histoire et origine de la Basilique

Thérèse de Lisieux est béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée dès le 17 mai 1925 alors que quatre de ses sœurs, toutes religieuses, sont encore vivantes. La dévotion à la nouvelle sainte, déjà manifestée par les poilus pendant la Première Guerre mondiale, prend de l'ampleur dès l'année suivant sa canonisation. Devant le nombre de plus en plus grand de pèlerins, il apparaît nécessaire de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle a vécu et où elle est morte.


Ce projet de « construire une basilique spirituelle », lancé par l'évêque de Bayeux et Lisieux, Thomas-Paul-Henri Lemonnier et par Octave Germain, premier directeur du pèlerinage (1923–1937), commence par soulever des objections de la part du clergé local qui fait remarquer que Lisieux possède déjà plusieurs lieux de culte, y compris sa Cathédrale Saint-Pierre de Lisieux. Il reçoit cependant le soutien total du pape Pie XI qui a placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse.


Un avant-projet est soumis dès 1926 par un architecte parisien, Jules Barbier : l'édifice prévu, de style néogothique que l'on envisage de construire non loin du Carmel de Lisieux s'inspire très fortement de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes. L'architecte lillois Louis Marie Cordonnier présente en 1927 un projet très différent, de style romano-byzantin, lequel est approuvé par Thomas-Paul-Henri Lemonnier.


Sainte Thérèse est proclamée Patronne des missions le 14 décembre 1927, quinze jours avant la mort de Thomas-Paul-Henri Lemonnier, mort qui fait penser que le projet, jugé trop ambitieux, pourrait être abandonné. Malgré les dons qui affluent au Carmel, son successeur, Emmanuel Suhard, craint que les plans grandioses n'entraînent des dépenses considérables dont le diocèse serait responsable mais devant la volonté du pape Pie XI qui veut « faire très grand, très beau, et le plus vite possible ! », il décide de poursuivre le projet.

La basilique sera d'ailleurs entièrement financée par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier.


Les travaux commencent le 30 septembre 1929, la première pierre étant posée ce jour par le cardinal Alexis-Armand Charost, légat du pape. Ils sont supervisés par deux architectes de père en fils, les Cordonnier — Louis Marie Cordonnier, mort en 1940, puis son fils Louis-Stanislas Cordonnier (décédé le 25 août 1960). La crypte est inaugurée en 1932. La basilique est bénite solennellement le 11 juillet 1937 au terme du 11e Congrès eucharistique national par le cardinal Eugenio Pacelli, légat du pape et futur Pie XII. Le 11 juillet 1939 la croix monolithe est installée au sommet du dôme. Les travaux continuent au ralenti entre 1939 et 1944 à cause de la Seconde Guerre mondiale.


La structure de base, qui a été terminée avant la guerre, subit peu de dégâts lors des bombardements de juin 1944 qui détruisent Lisieux aux deux tiers. Elle a probablement été épargnée grâce à sa position en limite d'agglomération. Après la guerre, on répare les dommages causés à la basilique. À cette phase de restauration suit la réalisation de la décoration (pose de vitraux et de mosaïques) entreprise dans les années 1950.


La basilique est consacrée le 11 juillet 1954 par l'archevêque de Rouen et primat de Normandie, Joseph-Marie Martin en présence du légat du pape, l'archevêque de Paris et cardinal Maurice Feltin.


Vous trouverez ci-dessous la brochure de la Basilique :


Voici les photos de la basilique, de la crypte, du sanctuaire des parents de Thérèse et la petite chapelle attenante (prise le jour de notre visite) - en respect pour le carême, les statues sont voilées :



La Carmel et le sanctuaire

Monastère des Carmélites au temps de Thérèse
Monastère des Carmélites au temps de Thérèse

Voici les photos prises cette journée au Carmel-sanctuaire :



Cathédrale Saint-Pierre


Vue sur les jardins, à l'arrière
Vue sur les jardins, à l'arrière
Evolution du bâti
Evolution du bâti

Plan des façades (pour réparation)
Plan des façades (pour réparation)
Depuis le parvis (façade en travaux)
Depuis le parvis (façade en travaux)

Voici la brochure sur la cathédrale :


Voici les photos de la cathédrale prise ce jour :



Messages reçus lors de cette journée


Odile a ressenti de se rendre à Honfleur à la chapelle Notre-Dame de Grâce :


Odile précise que Sainte-Thérèse adorait y aller pour prier.


Anne voit un symbole ressemblant à une auréole à 6 branches. "C'est le symbole de l'amour construit à deux." (?)


Odile reçoit un message de Thérèse qui dit : "Je serai l'amour ainsi je serai tout".


Mathilde a vu à nouveau une boule dorée/soleil dans la basilique, qui s'est placé au niveau du chœur et une grande croix qui tombait et qui était engloutie dans le sol, puis le soleil est apparu.

Jeanne d'Arc lui dit "Percez le mensonge, il n'y a que l'amour. Et, il règnera toujours. Nous avons un rôle pour transmettre cette vérité. Transpercez les voiles de l'invisible. Tout est en vous. La vérité est en vous. Je vous aide à découvrir la vérité si vous m'accorder à voir ce qu'il y a d'enfoui en vous. devenez observateur de vous-mêmes et du monde. La vérité vous sautera aux yeux. Le chemin n'est par Dieu, mais il est vers soi. Adorez-vous vous-même. Là est la clé. Persévérez, percez et vous verrez, vous êtes le Tout, l'infiniment grand et l'infiniment petit."

Elle demande aussi de répéter : "Je suis la Vérité, je vois au de-là des voiles du mensonge."


Beaucoup d'entre nous ont perçu une pluie de roses.


Dans la basilique, lorsque que je regarde la photo (ci-dessous) de Thérèse, je voit son visage changer, évoluer et sourire (je vois ses dents).

Thérèse est dans chacune de ses photos et représentations; elle me le confirme.


Quelques photos et images de Sainte-Thérèse :


A bientôt pour de nouvelles aventures.

Christine


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