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Mont-Saint-Michel : étude des apparitions

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    Être Ici Maintenant
  • 25 mars
  • 42 min de lecture
Vue depuis l'arrivée de la navette
Vue depuis l'arrivée de la navette

Nous avons déjà visité et étudié ce lieu magnifique qu'est le Mont Saint-Michel lors d'un stage de Géobiologie Sacrée en juin 2024. Nous sommes de retour ce mercredi 25 mars 2026 (fête de l'Annonciation).

Nous sommes accueillis par un grand vent !


Cet article est très long ; il comprend l'histoire et un descriptif architectural du Mont.

J'ai repris certaines photos de janvier 2024 (moins de fréquentation).


Voici les apparitions de l'Archange Mikaël racontées par Elisabeth de Caligny :


Sous les ailes de l'Archange, Elisabeth de Caligny (émission de Sylvain Didelot)

Et une vidéo très intéressante sur le Mont-Saint-Michel :

Les mystères du Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel est une commune française située dans la Manche en Normandie. Elle tire son nom de l'îlot rocheux consacré à saint Michel où s’élève aujourd’hui l’abbaye du Mont-Saint-Michel.


Localisation du Mont-Saint-Michel
Localisation du Mont-Saint-Michel

Histoire du Mont

 

Le géant Gargantua

·       Le géant Gargantua, serait à l’origine de la création du Mont-Dol, de Tombelaine et du Mont Saint-Michel. En effet, lors de l’un de ses périples, il aurait été dérangé par des cailloux dans sa botte. En la secouant pour se débarrasser de ces graviers, 3 cailloux seraient tombés à différents endroits. Seraient alors apparus : Le Mont Dol, Tombelaine et le Mont Saint-Michel (appelé précédemment le Mont Tombe).

 

·       Une autre version, dit que Gargantua aurait posé de lui-même les pierres du Mont Saint-Michel, Tombelaine et du Mont-Dol, afin de passer de la Normandie à la Bretagne en marchant sur ces rochers, sa troisième enjambée se faisant sur le Mont-Dol.

 

·       Enfin, une autre histoire raconte que Gargantua et ses parents « Grand Gosier » et « Galemelle » étaient en route pour l’Occident. Ils avaient emporté avec eux chacun un énorme rocher pour montrer leur puissance au roi Arthur. Sur la route, les parents de Gargantua contractent une fièvre dans les marais qui leur sera fatale. Merlin l’enchanteur les enterre dans le sable et marque leur tombe avec les rochers qu’ils avaient apportés. La sépulture de Grand Gosier serait recouverte par le Mont et celui de Galemelle par Tombelaine.

 

Les songes de l’évêque Saint-Aubert

Dans la nuit du 16 octobre 708, l’évêque Saint Aubert d’Avranches dit avoir eu la visite de l’Archange Saint-Michel dans un rêve. Ce dernier lui demandait de construire un édifice en son honneur sur le Mont. Se croyant fou, l’évêque ne fit rien de suite. L’Archange Saint-Michel voyant l’incrédulité de l’évêque revient une seconde fois puis une troisième fois.

 

Cette fois, pour lui montrer son pouvoir et son existence, il toucha la tête de l’évêque avec son doigt de lumière et son crâne se perfora sous la force de ce contact. Suite à ça, l’évêque est convaincu de l’existence de l’archange et décida de construire cet édifice. Seulement il ne savait pas à quel endroit l’édifier.

 

C’est dans un nouveau songe qu’on lui révèle qu’il doit le construire là où un taureau, dérobé à un voisin, a été dissimulé. Ce dernier est retrouvé près du sommet du Mont. L’évêque réuni alors la population des alentours pour aplanir le sommet du Mont et la chapelle vit le jour.

 

Les mystères de la forêt de Scissy

Une vieille légende raconte que le Mont Saint-Michel était au départ entouré d’une forêt dense (la forêt de Scissy) et non d’une baie. En 709, cette forêt aurait disparue après un raz de marée gigantesque. Cela aurait transformé le Mont Saint-Michel en île et fait apparaître la baie.

Lors de ce raz de marée, plusieurs villages se seraient alors retrouvés engloutis. Après plusieurs recherches au fil des siècles, cette légende n’est pas confirmée. Le paysage au VIIIème siècle était finalement le même qu’aujourd’hui.

 

Le miracle d’Astériac

A l’époque, il existait au sud du Mont Saint-Michel un petit bourg nommé Astériac. Celui-ci était le dernier endroit que les pèlerins traversaient avant d’arriver au pied du Mont. Le jour de l’arrivée des reliques de l’archange, une femme aveugle aurait retrouvé la vue au moment où elle arriva sur le sable du rivage. Selon la légende, elle aurait dit « qu’il fait beau voir ». Ce qui expliquerait que Astériac soit devenu la ville de « Beauvoir ».

 

 

 

Histoire de l'abbaye

Et l'évolution du Mont-Saint-Michel au cours des siècles :

 

Collégiale Saint-Michel aux IXe et Xe siècles :

Les chanoines du Mont-Saint-Michel se montrent, durant le premier siècle de leur installation, fidèles à la mission qui les a attachés au culte de l’archange saint Michel : leur montagne devient à la fois un lieu de prière, d'étude et de pèlerinage, mais l'ère de stabilité connue par la Neustrie durant le règne de Charlemagne laisse place, à la mort de l'empereur, à une période de grands désordres. Tandis que le reste de la Gaule subit les invasions barbares, la religion et la science trouvent refuge et asile dans le diocèse d'Avranches, et surtout au Mont-Saint-Michel. Profitant de la désunion des petits-fils de Charlemagne, les raids et incursions des Vikings, précédemment contenus, reprennent une nouvelle vigueur.

 

Les événements de cette époque ne suspendent pas les pèlerinages montois dont ce roc vénéré est devenu le centre. Mais les Vikings atteignent le Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-Mer en 847 et mettent à sac l'église collégiale.

Le jarl viking Rollon se fait baptiser et donne aux religieux du mont sa terre d'Ardevon, en les assurant de sa constante protection. En 933, Guillaume Longue-Épée, fils et successeur de Rollon, reconnaît l'autorité du roi de France Raoul qui lui concède le Cotentin et l’Avranchin jusqu’à la Sélune, frontière entre le Rennais et l'Avranchin. Le Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-Mer passe ensuite sous contrôle normand, l'ancienne frontière de Neustrie étant rétablie sur le Couesnon, limite traditionnelle du diocèse d'Avranches. Guillaume Longue-Épée poursuit la politique de restauration des monastères inaugurée par son père.

 

Fondation de l’abbaye bénédictine en 965 :

Miniature représentant le privilège accordé par le pape Jean XIII, Cartulaire du Mont-Saint-Michel, vers 1150.

Le rapide développement des richesses de la collégiale Saint-Michel finit par constituer un sérieux obstacle à son bon fonctionnement, et même à sa vocation religieuse. Dotés des moyens de satisfaire leurs passions, les chanoines dépensèrent en plaisirs les richesses provenant de la piété des princes, tandis que l’église restait déserte ou n’était fréquentée que par des clercs légèrement rétribués.

 

Lorsque Richard Ier « sans Peur », le fils de Guillaume Longue-Épée, lui succède comme duc de Normandie, il tente de résoudre le problème en faisant comparaître les chanoines devant lui pour leur reprocher leurs débordements et leur rappeler le caractère saint de l'édifice religieux.

 

Après s'être efforcé, en vain, de les ramener à la régularité de la vie religieuse, par les remontrances, les prières et les menaces, Richard prend la résolution, après approbation du pape Jean XIII et du roi Lothaire, de remplacer la collégiale du Mont par un monastère bénédictin (un coenobium). Richard expédie alors un des officiers de sa cour avec plusieurs soldats au Mont-Saint-Michel, pour notifier ses ordres aux chanoines : ils doivent se soumettre aux austérités de la vie claustrale en prenant l’habit de saint Benoît ou quitter le Mont.

 

Un seul s'y soumet, tandis que tous les autres abandonnent les lieux, laissant l’abbé Maynard Ier, qui vient de l’abbaye de Saint-Wandrille, y établir la règle bénédictine. Le remplacement des chanoines par des moines bénédictins a lieu en 965 ou 966, ce qui sera retenu comme la fondation de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

 

Abbatiats des premiers moines bénédictins aux Xe et XIe siècles :

Ce sont ces premiers moines bénédictins, en 966, qui dotent l'abbaye du lieu de culte pré-roman à double nef dénommé « Notre-Dame-sous-Terre », puis font construire à partir de 1060 la nef de l'église abbatiale dont la croisée du transept est établie sur le sommet du rocher. L'île du mont étant trop petite pour abriter une carrière de pierre, les pierres utilisées viennent de l'extérieur et se nomment pierre de Caen ou encore granite.

 

Rivalités entre souverains normands et bretons aux Xe et XIe siècles :

Maynard II, abbé du Mont-Saint-Michel de 991 à 1009, est également abbé de Saint-Sauveur de Redon, à la suite des liens privilégiés noués par son oncle Maynard Ier avec les comtes de Rennes, ducs de Bretagne. Entre l’an 1009 et 1020 environ, la terre entre Sélune et Couesnon est conquise, par Richard II, sur les Bretons, confirmant définitivement l'appartenance du Mont-Saint-Michel à la Normandie, que Richard tente de placer dans l'orbite de Fécamp. Ces conflits n'empêchent pas les ducs de Bretagne Conan le Tort († 992), et Geoffroi Ier († 1008) de se faire ensevelir, au titre de bienfaiteurs, au Mont-Saint-Michel.

 

Cette conquête par les souverains normands sera déterminante pour l'avenir de l'abbaye. En effet, le financement de monastères et d'églises, et en particulier de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, leur donne une occasion rêvée de racheter leur image et de se montrer en défenseur et promoteur de la religion chrétienne sur leur territoire. L'essor du Mont sous la souveraineté normande sera donc notamment le fruit d'enjeux très politiques. À noter que vers l'an mil, les grandes abbayes de haute Normandie ont été relevées, mais en dehors du Mont-Saint-Michel, la basse Normandie est terre païenne.

 

Centre de traduction au XIIe siècle :

Dans la première moitié du XIIe siècle, les bénédictins du Mont-Saint-Michel auraient eu, selon plusieurs historiens, une grande influence sur le développement intellectuel de l'Europe en traduisant Aristote directement du grec ancien en latin : le plus vieux des manuscrits des œuvres d'Aristote, en particulier les Catégories, date des Xe et XIe siècles, soit avant l’époque où d’autres traductions se font à Tolède depuis l'arabe, ou en Italie.

 

Le Mont-Saint-Michel connaît alors son apogée avec l'abbé Robert de Torigni, conseiller privé du duc de Normandie, Henri II d'Angleterre.

 

Assaut breton contre l'abbaye au XIIIe siècle :

En 1204, dans un contexte de rivalité entre le roi d'Angleterre et le roi de France, Philippe Auguste entreprend de s'emparer des fiefs continentaux du duc de Normandie. Son allié Guy de Thouars se jette précisément sur l'Avranchin à la tête d'une armée bretonne, assiégeant ainsi le Mont.

 

Cet assaut vient se briser contre les fortifications du monastère, et Guy de Thouars, désespérant de se rendre maître du Mont, se retire en livrant la ville au feu. Les flammes, s’élançant vers le sommet du Mont, débordent sur l'abbaye dont elles réduisent presque tous les bâtiments en cendres.

 

Réparations et fortifications de l'abbaye au XIIIe siècle :

L’abbé Jordan entreprend les premières réparations et fait entourer l'abbaye d'une première enceinte fortifiée. Il subsiste de ces travaux : la Belle Chaise, la tour octogonale des Corbins à l'extrémité de la Merveille et les remparts nord, au-dessus du bois de l'abbaye. Datent de la même époque, la tour des Fanils, surplombée par l'échauguette de la Pilettenote 3, et à l'ouest les remparts ceinturant la rampe d'accès qui sert de deuxième entrée au Mont30.

 

Philippe Auguste qui culpabilise sans doute d'avoir réduit une partie du Mont en cendres, envoie au successeur de Jourdain, Raoul des Iles, 20 000 livres tournois, somme destinée à restaurer intégralement l'abbaye. Raoul fait édifier la Merveille, construction de six salles réparties sur trois étages (40 m de hauteur) bâties entre 1211 et 1228. Le premier bâtiment de trois salles à l'est est achevé dès 1217, le second en 1228. Le projet prévoyait un troisième bâtiment, dans la continuité des deux premiers, mais il n'est jamais construit, faute de moyens, et reste à l'état de fondations.

 

Reconstruit dans le style architectural normand, avec tailloirs des chapiteaux circulaires, écoinçons en pierre de Caen, motifs végétaux, etc., le cloître de la Merveille est achevé en 1228.


Guerre de Cent Ans aux XIVe et XVe siècles :

Cette tension entre la France et l’Angleterre est d'ordre militaire quand Guillaume du Merle, capitaine général des ports de Normandie, établit une garnison royale en 1324. Il existe aussi un contexte financier tendu entre les deux parties. En effet, au début du conflit, l'abbaye perd tous les revenus de ses prieurés anglais.

 

Début des hostilités anglaises contre l'abbaye :

En 1356, les Anglais prennent Tombelaine, y installent une bastille et commencent le siège de l'abbaye, tête de pont française dans la Normandie anglaise. Peu de temps après, Bertrand du Guesclin est nommé capitaine de la garnison du Mont et remporte plusieurs victoires qui permettent d’écarter la menace anglaise pour plusieurs années.

 

Renforcement du système défensif de l'abbaye :

En 1386, Pierre Le Roy est élu abbé. Il renforce le système défensif de l'entrée donnant accès à la première enceinte de remparts crénelés, par la construction de la tour Perrine (tour carrée servant à loger la garnison), du Grand Degré et de la tour Claudine qui le surveille, du Châtelet enjambant l'escalier d'accès à la porte d'entrée et de la barbacane du Châtelet qui le précède34. La défaite d'Azincourt en 1415 et la nouvelle prise de l'îlot de Tombelaine par les Anglais en 1423 incitent le nouvel abbé, Robert Jollivet, à faire construire à partir de 1417 une seconde enceinte englobant l'ensemble du village montois, un accès unique fortifié (la porte du Roi) ainsi qu’une grande citerne creusée « en roche vive » derrière l'abside de l'abbaye en 1418 pour alimenter le Mont en eau douce.

 

Siège de l'abbaye :

En 1419, Rouen tombe aux mains des Anglais. Craignant la puissance anglaise, Robert Jollivet offre ses services au roi d’Angleterre en 1420 mais un an plus tard, Charles VII nomme Jean VIII d'Harcourt capitaine du Mont pour faire face au risque d'invasion anglaise. Le Mont est alors le seul site de Normandie résistant encore aux Anglais qui l'assiègent entre 1423 et 1440, établissant un blocus par la terre et la mer et édifiant deux bastilles sur Tombelaine et Ardevon.

 

Attaques bretonnes contre les Anglais :

Le duc de Bretagne, malgré son alliance avec les Anglais, se méfie d'eux et des dangers que la possession de ce roc par ce pays représenterait pour ses provinces. Sur ses ordres, le sieur Briand III de Châteaubriant-Beaufort, son amiral, Guillaume de Montfort cardinal et évêque de Saint-Malo, équipent secrètement dans ce port plusieurs vaisseaux que montent les seigneurs de Combourg, de Montauban, de Chateaubriand, etc., avec un grand nombre de chevaliers et d’écuyers bretons, tous résolus à attaquer les vaisseaux anglais. Cette expédition met en déroute la flotte anglaise (bataille du 16 juin 1425).

 

Lorsque l'escadre victorieuse vint aborder au Mont-Saint-Michel, les troupes assiégeantes, redoutant une attaque combinée des Montois et des chevaliers bretons, abandonnèrent à la hâte leurs bastilles, laissant toute liberté de ravitailler la place assiégée.

 

Attaques bilatérales sanglantes :

À peine les Anglais eurent-ils vu s'éloigner l’escadre auxiliaire qu'ils s’empressèrent de venir relever ses fortifications.

 

Le Mont-Saint-Michel fut même serré avec plus de rigueur ; toutes ses communications avec la plage furent interceptées et, à chaque marée, la garnison montoise ne pouvait tenter se ravitailler sans que la plage devînt le théâtre d’escarmouches sanglantes.

 

Jean organise une attaque surprise montée avec son allié, Jean de La Haye, et des assiégés contre des patrouilles anglaises qui se trouve écrasées (« plus de 200 cadavres restèrent sur place ») après quoi les Anglais se terrent dans leurs forts.

 

Jean d'Harcourt est tué à la bataille de Verneuil en août 1424 et est remplacé par Jean de Dunois, sitôt contesté.

 

Les religieux du Mont renforcent leurs défenses sur leurs propres fonds, en apportant une partie de leur orfèvrerie religieuse à fondre à l'atelier monétaire installé sur le Mont par le roi depuis 1420. Les Anglais renforcent Tombelaine. Louis d'Estouteville remplace Jean le 2 septembre 1424, et ce dernier retire de la ville, le 17 novembre 1424, les femmes, les enfants et les prisonniers. Tombelaine est encore renforcée. À chaque marée basse, les Anglais en descendent jusqu'aux murailles du Mont. La communication n'est possible qu'au prix d'escarmouches et de combats.

 

C'est en juin ou juillet 1425 que les Anglais recrutent des combattants, dont Robert Jollivet, y compris à Granville, dont Damour Le Bouffy (qui touche 122 livres pour 30 jours), et lance une terrible attaque, qui échoue, contre les Michelistes et les chevaliers bretons.

 

En novembre 1425, d'Estouteville organise une « sanglante leçon de prudence » : une sortie surprise en force qui culbute les Anglais, « le massacre fut horrible ». Les religieux gagent tous leurs accessoires précieux et renforcent leurs fortifications, construisent la porte, la herse et le pont-levis. Charles VII les encourage à la défense et, puisque isolés, les autorise à battre monnaie en 1426. Les Anglais se calment jusqu'en 1433.

 

  Grande offensive anglaise contre l'abbaye :

Les « Michelettes », bombardes anglaises abandonnées le 17 juin 1434 par l'armée de Thomas de Scales.

En 1433, un incendie ayant détruit une partie de la ville, les Anglais en profitent pour attaquer l’abbaye. C'est une grande offensive que lance Thomas de Scales, le 17 juin 1434, par grande marée basse, avec artillerie et machines de guerre.

 

Pendant ce siège de 30 ans, l'abbaye forteresse n'est défendue en permanence que par une vingtaine de personnes alors que les "119 chevaliers défenseurs" pouvaient avoir des membres de leur famille dans l'armée anglaise. L'assaut de 1434 ne comprenait pas plus de 2 000 Anglais.

 

Dernière attaque des Anglais, au cours de laquelle l'armée de Thomas Scalles abandonna sur les grèves des bombardes (deux de ces pièces d'artillerie, les célèbres « Michelettes », étaient visibles à l'entrée du Mont-Saint-Michel - elles sont parties en restauration depuis 2017), après quoi ils se contentèrent de les surveiller depuis Tombelaine et leurs bastilles. Dès lors, le Mont ne subira plus de siège jusqu’à la libération de la Normandie en 1450.

 

Régime de la commende au XVIe siècle :

Symbole national de résistance contre les Anglais, le prestige de l'abbaye décline néanmoins depuis le XIIe siècle, perdant de son intérêt militaire et religieux. Le régime de la commende institué en 1516 par le roi de France accentue le déclin des abbayes françaises et n’épargne pas celui du Mont. Cependant, le pèlerinage montois connaît encore du succès et est particulièrement fréquenté par les rois de France.

 

Le Mont reste un enjeu lors des guerres de Religion. Les Huguenots tentent de s'emparer de ce bastion de la Ligue catholique en 1577, 1589 et 1591.


Hébergement de prisons au XVIIe et XVIIIe siècles :

L'abbaye devient, sous l'Ancien Régime, un lieu de détention pour plusieurs personnes incarcérées en vertu de différentes juridictions : des légendes prétendent que des abbés ont aménagé des cachots dès le xie siècle alors qu'ils ne sont attestés qu'au XVIe siècle. Louis XI fait installer dans le logis abbatial roman une fillette qui est selon la légende, une cage de bois et de fer suspendue sous une voûte. Le relâchement des mœurs (certains moines vivent avec femmes et enfants) malgré la réforme en 1622 par les Mauristes et le manque d'entretien fait que Louis XV, en 1731, transforme une partie de l'abbaye en prison d'État. Elle gagne son surnom de « bastille des mers » où sont emprisonnés notamment Victor Dubourg de La Cassagne ou Desforges.

 

En 1766, l'abbaye forteresse tombe en ruines. Quand survient la Révolution, l'abbaye n'abrite plus que six religieux.

 

Suites de la Révolution française au XVIIIe siècle :

L'utilisation pénitentiaire de l'abbaye a sauvé ce grand témoignage de l'architecture religieuse car de nombreuses abbayes devenues biens nationaux en 1789 furent rasées, vendues à des particuliers, transformées en carrières de pierres ou tombèrent en ruine, faute d'entretien.

 

Lorsque les derniers bénédictins quittent le Mont en 1791 (l'abbaye est alors désignée sous le nom « Mont Michel ») sous la Révolution, celle-ci devient alors uniquement une prison où sont incarcérés, dès 1793 (elle porte alors le nom de « Mont libre »), plus de 300 prêtres réfractaires, des chouans et des prisonniers politiques. Plusieurs émeutes dénoncent les mauvais traitements : sous Louis-Philippe d'Orléans, des prisonniers, qu'ils soient ultraroyalistes ou républicains, bien qu'ils ne se mêlent pas lors de leurs promenades deux fois par jour sur la plate-forme devant l'église, se liguent contre le directeur de prison Martin des Landes qui est remplacé. Néanmoins grâce à la « pistole », les plus riches peuvent payer les geôliers pour obtenir des sorties dans la ville basse, les autres peuvent emprunter des ouvrages rares recopiés par les moines au scriptorium.

 

En 1794, un dispositif de télégraphe optique, le système de Chappe, est installé au sommet du clocher faisant ainsi du Mont-Saint-Michel un maillon de la ligne télégraphique Paris-Brest.

 

Décisions de Napoléon au XIXe siècle :

En 1811 et 1817, Napoléon fait de cette prison une centrale pénitentiaire puis une maison de force et de correction. L'abbatiale est alors coupée par deux niveaux de planchers, ce qui permet d'y aménager un réfectoire en bas, un dortoir au niveau intermédiaire et des ateliers de tissage et de confection sous les toits pour les prisonniers, seul le chœur restant affecté au culte. En 1817, les nombreuses modifications effectuées par l’administration pénitentiaire sont la cause de l’écroulement de l’hôtellerie édifiée par Robert de Torigni.

 

Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1834, l'abbaye subit son onzième incendie d'importance. L'atelier où les prisonniers réalisent des chapeaux de paille brûle entièrement. Il est combattu par les prisonniers et le personnel de l'administration pénitentiaire.

 

Après la détention au Mont de socialistes tels que Martin Bernard, Armand Barbès et Auguste Blanqui, divers intellectuels, dont Victor Hugo (qui s'écrie « on croit voir un crapaud dans un reliquaire » en la visitant), dénoncent l’abbaye-prison dont l'état de délabrement, les geôles froides et humides, rendent les conditions de vie insupportables. Coûteuse et contestée, cette maison de force et de correction est abolie en 1863 par Napoléon III, après avoir vu passer 14 000 détenus. Mais le décret impérial d'abolition est également rendu pour une raison pratique : dans une forte marée en 1852, la Sélune est venue creuser autour du mont un lit qui l'isole complètement à marée basse, ce qui fait obstacle aux ravitaillements. Les 650 prisonniers d'État et détenus de droit commun sont alors transférés sur le continent.

 

Prestige et attentions portées aux XIXe et XXe siècles :

Une visite conférence permet d'accéder aux terrasses du chœur traversées par une forêt d'arcs-boutants hérissés de pinacles, à l'« escalier de dentelle » qui donne accès au balcon ceinturant sa toiture, et à la flèche.

 

L'abbaye est louée à l'évêque de Coutances à partir de 1863 et en 1867, elle retrouve sa vocation première. Le 3 juillet 1877 ont lieu les fêtes grandioses du couronnement de la statue de saint Michel dans l'église abbatiale, en pleine période de recharge sacrale. Célébrées par l'évêque de Coutances Abel-Anastase Germain en présence d’un cardinal, de huit évêques et d’un millier de prêtres, ces fêtes attirent 25 000 pèlerins.

 

Viollet-le-Duc visite le mont en 1835, mais ce sont ses élèves, Paul Gout et Édouard Corroyer (la fameuse Mère Poulard fut sa femme de chambre), qui sont destinés à restaurer ce chef-d’œuvre de l’art gothique français. Des travaux urgents de consolidation et de restauration de l’abbaye, classée monument historique en 1862, sont effectués à partir de 1872 par Édouard Corroyer, archiviste des Monuments historiques, nommé par le ministère de l'Instruction publique avec pour mission la remise en état du Mont et sa restauration. Le clocher et la flèche, ont subi les orages et la foudre ayant incendié l'abbaye à douze reprises, sont reconstruits par l'architecte Victor Petitgrand, élève de Viollet-le-Duc, entre 1892 et 1897, dans des styles caractéristiques du xixe siècle, néo-roman pour le clocher, néogothique pour la flèche. Petitgrand a dû démonter la tour romane pour la renforcer s’élevant à plus de 170 mètres au-dessus de la mer. Signe ostentatoire d'appropriation du lieu, cette flèche donne au Mont sa silhouette pyramidale actuelle.

 

          La statue de l’Archange Saint Michel :


L'archange Saint Michel (statue en plaques de cuivre laminé, repoussé et doré) qui couronne la flèche (définitivement achevée en 1898) est réalisé en 1895 par le sculpteur Emmanuel Frémiet dans les ateliers Monduit qui avaient déjà travaillé pour Viollet-le-Duc.

Mesurant 3,50 m, pesant 800 kilogrammes et ayant coûté 6 000 francs (soit 15 000 € actuels), elle est érigée le 6 août 1897 en pièces détachées, mais connaît curieusement la même indifférence médiatique que l'édification de la flèche. Endommagée par des impacts de foudre et corrodée sous l'effet des vents chargés de sable qui font disparaître sa dorure, la statue bénéficie d'une opération de dépose et de repose effectuées par un hélicoptère, pour être restaurée en 1987.

 

Saint Michel a une grande importance dans la sensibilité religieuse médiévale. Dans le Nouveau Testament, il combat et vainc le démon. Pour l'homme médiéval, il conduit les morts et pèse les âmes au jour du jugement dernier.

 

Apparu en occident à la fin du Ve siècle avec l'élévation d'un sanctuaire au Mont-Gargan (Italie), églises et chapelles dédiées au saint se sont multipliées vers l'an mil partout en Europe. Après la guerre de Cent Ans, la dévotion à saint Michel s'explique par la résistance du Mont face aux Anglais. Le culte connaît un nouvel essor avec la Contre-Réforme, du fait de l'identité militaire du saint. Saint Michel est bien représenté avec une épée et une balance. Il est le patron des chevaliers et de tous les corps de métiers liés aux armes et aux balances.

 

L'archange surplombant le mont Saint-Michel a été réalisé à la demande de l'architecte Victor Petitgrand pour couronner la nouvelle flèche de l'abbatiale de 32 mètres.

 


Fouilles 

En 1898, Paul Gout redécouvre, lors de fouilles sous le plancher de l’église, Notre-Dame-sous-Terre qui est complètement dégagée en 1959 une fois que l’architecte Yves-Marie Froidevaux a installé une poutre en béton précontraint.

 


Patrimonialité 

L'abbaye est classée au titre des monuments historiques par liste de 1862.

Le site est doublement inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO : une première fois en 1979 comme bien intitulé « Mont Saint-Michel et sa baie » et une seconde fois en 1998 en tant que composante du bien en série « Chemins de Compostelle en France »57.

Propriété de l'État, il a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial58.


 

Architecture

 

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et l'un des dix plus fréquentés en France (premier site après ceux d'Île-de-France).

 

Une statue de Saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 157,10 mètres au-dessus du rivage.

Élément majeur, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par liste de 1862 (Soixante autres constructions étant protégées par la suite) ; l'îlot et le cordon littoral de la baie figurent depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 2007. Ce moulin est situé à 5 km du Mont, date de 1806 et a repris du service après plus d'un siècle d'oubli et une restauration qui s'est achevée en 2003.


Moulin de Moidrey
Moulin de Moidrey

Par ailleurs, le mont bénéficie d'une seconde reconnaissance mondiale en tant qu'étape des Chemins de Compostelle en France pour « les pèlerins du Nord de l'Europe (qui) passaient par le Mont lorsqu'ils se rendaient en Galice »

 

Carte des chemins de Compostelle en France
Carte des chemins de Compostelle en France

 


 

Vue d’ensemble du Mont

 

Plan du Mont
Plan du Mont

Je vous présente le niveau 3, puis le niveau 2 et enfin le niveau 3 de cet édifice, dans le sens de la visite.


Coupe du Mont Saint-Michel
Coupe du Mont Saint-Michel

       

   Plan du niveau 3 (Abbatiale)

 

Plan niveau 3
Plan niveau 3

Niveau 3 : le Grand Degré intérieur, en 90 marches, conduit à la salle du Saut-Gautier (accueil, maquettes) et au parvis de l'église (terrasse panoramique que nous n'avons pu visiter cette fois-ci faute de vent) ; église abbatiale ; cloître ; réfectoire

 

Parvis de l'abbatiale (photo prise en janvier 2024)
Parvis de l'abbatiale (photo prise en janvier 2024)
Prise de vue depuis le parvis
Prise de vue depuis le parvis

La Merveille

 

Le bâtiment de la Merveille, situé juste au nord de l’église abbatiale, comprend de haut en bas : le cloître et le réfectoire ; la salle de travail (dite salle des Chevaliers) et la salle des Hôtes ; le cellier et l'aumônerie, le tout dans un parfait exemple d’intégration fonctionnelle. L’ensemble, appuyé sur la pente du rocher, est constitué de deux corps de bâtiments de trois étages.

 

Au rez-de-chaussée, le cellier sert de contrebutement. Puis chaque étage comporte des salles de plus en plus légères à mesure que l’on accède au sommet ; quinze puissants contreforts, situés à l’extérieur, soutiennent le tout. Les contraintes topographiques ont donc joué un grand rôle dans la construction de la Merveille, mais ces trois étages symbolisent aussi la hiérarchie sociale au Moyen Âge, correspondant aux trois ordres de la société d'Ancien Régime : le clergé (considéré comme le premier ordre dans la société médiévale), la noblesse et le tiers état. Les pauvres sont accueillis dans l'aumônerie, tandis que les gens de marque le sont dans la salle des Hôtes, et les moines tout en haut près du ciel.

 

Raoul des îles édifie, au-dessus de l’aumônerie, la salle des Hôtes (1215-1217) et le réfectoire (1217-1220) ; puis, au-dessus du cellier, la salle des Chevaliers (1220-1225) et enfin le cloître (1225-1228).

 

La Merveille est organisée en deux parties : la partie est et la partie ouest :

 

-        La Merveille partie Est :

La partie est a été la première réalisée, de 1211 à 1218. Elle comprend, de bas en haut, trois salles : l’aumônerie, construite sous Roger II, puis la salle des Hôtes et le réfectoire, menés à bien par Raoul des Iles, de 1217 à 1220.

-        La Merveille : partie Ouest

La partie ouest, érigée sept ans plus tard, comporte, elle aussi, de bas en haut, sur trois niveaux : le cellier, la salle des Chevaliers et le cloître.

 

 

Eglise abbatiale

Abbatiale vue de l'extérieur
Abbatiale vue de l'extérieur

L’abbaye du Mont-Saint-Michel est constituée essentiellement de deux parties bien distinctes : l’abbaye romane, où vivaient les moines et, sur la face nord, la Merveille, un ensemble exceptionnel d'architecture gothique élevé sur trois niveaux, grâce aux largesses de Philippe Auguste, de 1211 à 1228.

 

Édifiée dès le Xème siècle, l’abbaye bénédictine abonde en merveilles architecturales édifiées dans les styles carolingien, roman et gothique flamboyant.

Le niveau de la première marche de l'entrée de l'abbaye est de 50,30 m au-dessus du niveau moyen de la mer.

Le sol de l'église, du cloître et du réfectoire est à une altitude de 78,60 m.

La flèche néogothique qui sert de piédestal à la statue de saint Michel fait 40 mètres de hauteur.

La hauteur du dallage, de l'église à la pointe de l'épée de saint Michel, atteint 78,50 m, ce qui fait que le mont culmine à 157,10 m de hauteur.

 

Quatre cryptes (chapelles souterraines) établies aux points cardinaux autour du sommet du rocher forment une plateforme qui supporte le poids de l'abbatiale de 80 m de long (longueur à peu près égale à la hauteur de la pointe du rocher qui affleure sous les dalles de la croisée du transept).

 

Cette église dessine ainsi un gigantesque escalier montant d'ouest en est (nef surélevée de 1,5 m par rapport à l'entrée, chœur surélevé de 3 m par rapport au transept) et s'inscrit sur un carré parfait.

 

En 1963, lors de la réfection de la terrasse panoramique, Yves-Marie Froidevaux matérialise au sol les fondations du mur nord de la nef romane, ses trois travées occidentales, les deux tours carrées conçues contre la première façade du XIIe siècle, et entre ces deux tours, trois marches indiquant l'entrée initiale.

On accède par l'escalier dit du Grand Degré à la terrasse pavée occidentale (appelée terrasse ouest) constituée du parvis primitif de l'église et des trois premières travées de la nef détruites.

 

Les pèlerinages s’intensifiant, il est décidé d’agrandir l’abbaye en édifiant une nouvelle église abbatiale à la place des bâtiments abbatiaux qui sont transférés au nord de Notre-Dame-sous-Terre. L'église a une longueur de 70 m, une hauteur de 17 m au niveau des murs de la nef, de 25 m sous la voûte du chœur.

 

La nouvelle église abbatiale comporte trois cryptes servant de fondations :

-        la chapelle des Trente-Cierges (sous le bras du transept nord),

-        la crypte des Gros Piliers, qui soutient le chœur, à l'est,

-        et la chapelle Saint-Martin, sous le bras du transept sud (1031-1047).

 

Le chœur (1023-1048), et la nef (1048-1090) bien que respectant le plan bénédictin et la triple élévation normande introduite à Bernay, opte pour un plan à déambulatoire sans chapelles rayonnantes.

 

La nef, côté ouest, repose sur l'église souterraine de Notre-Dame-sous-Terre.

L’abbé Ranulphe commença ensuite l’édification de la nef en 1060 en style roman normand.

En 1080, trois étages de bâtiments conventuels de style roman sont édifiés au nord de Notre-Dame-sous-Terre, comprenant la salle de l’Aquilon, servant d’aumônerie accueillant les pèlerins, le promenoir des moines et le dortoir. Le cellier et l’aumônerie de la future Merveille sont également entamés. Ornée d'un faux appareil sur fond blanc, la nef était éclairée à l'aide de couronnes de lumière et devait former un univers riche en couleurs, contrastant avec le dépouillement actuel.

 

Élévation de la nef, côté sud :

Mal consolidés, les bas-côtés nord de la nef s’écroulent sur les bâtiments conventuels en 1103.

L’abbé Roger II les fait reconstruire (1115-1125).

En 1421, c’est au tour du chœur roman de s’écrouler. Il sera reconstruit en style gothique flamboyant entre 1446 à 1450, puis de 1499 à 1523.

À la suite d'un incendie en 1776, la charpente de l'abbatiale est détruite et les murs sont fragilisés, ce qui conduit les Mauristes à détruire les trois travées occidentales de la nef et à édifier une nouvelle façade en 1780 : construite dans l'esprit de l'époque, c'est-à-dire en architecture néo-classique, elle se compose d'un premier niveau avec une porte centrale entourée de deux portes latérales, et des colonnes engagées ornées de chapiteaux de réemploi.

L'incendie de l'atelier des prisonniers installé dans la nef de l'église en 1834 dévore entièrement la charpente des combles et les parois des murs, endommage les sculptures et les chapiteaux, ceux actuels datant du XIXe siècle.

Un bandeau sert d'appui aux fenêtres surmontées d'un arc en plein cintre. L'étage est également rythmé de colonnes engagées à chapiteaux d'ordre dorique.

Un fronton triangulaire couronne l'entablement de cet étage, terminant la travée centrale de part et d'autre de laquelle les travées latérales s'amortissent en murs-boutants qui aboutissent aux colonnes terminées par des pyramidions qui s'inspirent du style « retour d'Égypte ».

 

L'élévation de la nef, à trois niveaux, est rendue possible par le plafonnement en lambris léger. Cette élévation est de pur style normand et se généralisera en pierre de taille au XIIe siècle, préfigurant les cathédrales gothiques : le premier niveau est constitué de grandes arcades supportées par des piliers carrés (1,42 m de côté) et cantonnés de quatre colonnes engagées au tiers de leur diamètre et au profil non plus prismatique mais torique, séparant les deux bas-côtés assez étroits voûtés d'arêtes ; au-dessus, un étage de tribunes présentant deux arcatures par travée, divisées chacune en deux baies géminées ; le troisième niveau est composé de fenêtres hautes.

 

Chœur gothique flamboyant de l'église abbatiale :

Le chœur gothique (XVe siècle) s'inspire de celui de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen ; le chœur roman s'effondra en 1420.


 

Les piliers cantonnés de fines nervures supportent à l'étage intermédiaire un triforium à claire-voie, montée au-dessus d'une balustrade ajourée.

Au niveau supérieur, chacune des fenêtres hautes, flanquée de deux ogives, poursuit le plan de la claire-voie, à laquelle il est lié par le meneau qui descend jusqu'à l'appui du second niveau.

Les clefs de voûte du chœur représentent entre autres les armoiries des abbés bâtisseurs.


Autour du déambulatoire s'ouvrent sept chapelles rayonnantes. Deux d'entre elles contiennent des bas-reliefs en pierre de Caen datant du XVIe siècle (tétramorphe qui symbolise les quatre évangélistes en face de l'ancien autel « Art déco » de l'abbatiale, dans la première chapelle au Nord


Adam et Ève chassés du Paradis Terrestre et le Christ descendant aux limbes pour leur accorder son pardon dans la première chapelle au Sud), reliefs correspondant à quelques fragments polychromes qui décoraient l'ancienne clôture réservant l'espace aux moines.


Le petit bateau suspendu à droite de la chapelle située dans l'axe de l'église, est un ex-voto réalisé par un des prisonniers du Mont au XIXe siècle à la suite d'un vœu ou en mémoire d'une grâce obtenue.

Le pavage en terre cuite vernissée du chœur est réalisé en 1965 pour remplacer d'anciens carreaux de ciment.

 

 

Cloître (1225-1228)


Les 66 écoinçons autrefois polychromes reprennent pour la plupart des thèmes végétaux (feuilles de trèfles en creux surmontées de petits motifs en saillie : têtes et rosaces.

 

Baies du mur occidental percées par Corroyer : l'architecte ayant cherché à donner au cloître la plus grande étendue possible, il construit un quadrilatère irrégulier dont la galerie sud empiète sur le croisillon nord de l'église.

Mais le cloître n'est pas situé, comme le veut l'usage, au centre du monastère occupé par l'église. Il ne communique donc pas avec toutes ses composantes comme c'est le cas ailleurs, la plupart du temps. Sa fonction est donc purement spirituelle : celle d'amener le moine à la méditation.

Les pèlerins qui montaient vers l'abbaye pour y accomplir leurs dévotions et approcher les reliques, pouvaient visiter le cloître.

 

Trois arcades de la galerie ouest sont étonnamment ouvertes sur la mer et le vide. Ces trois baies en arcs brisés devaient servir de portes à une salle capitulaire surmontant la bibliothèque, dans un troisième corps de bâtiment qui n'a jamais été construit.

Le projet prévoyait de placer le cloître au centre du circuit monastique, entre le réfectoire, le dortoir et cette salle capitulaire. La construction entreprise (soubassement visible dans le prolongement de la Merveille) n'est pas poursuivie, les raisons de l'abandon de ce projet n'étant pas connues mais probablement liées un manque de moyens financiers.

 

Les plus fines sculptures (arcades, écoinçons, décoration florale exubérante et variée) sont en un calcaire fin, la pierre de Caen. Leur décor donne lieu à des interprétations symboliques souvent fantaisistes.

Les colonnettes disposées en quinconce et reliées à leur sommet par des arcs diagonaux finement moulurés, étaient initialement réalisées en calcaire lumachelle importé d’Angleterre (« marbre » de Purbeck), mais ont été restaurées en poudingue pourpré de Lucerne à la fin du xixe siècle à la suite des travaux menés par Édouard Corroyer. Cette disposition en quinconce permet d'obtenir une légèreté qui contraste avec la puissance des autres constructions.

Dans la galerie sud, une porte communique avec l'église et des soupiraux éclairent le Cachot du Diable et la chapelle des Trente-Cierges. Deux travées d'arcatures géminées, supportant le chemin de ronde qui domine le cloître, encadrent le lavatorium établi sur deux bancs superposés, où l'on se lavait les mains avant d'entrer au réfectoire. Il s'y renouvelait notamment chaque jeudi la cérémonie du lavement des pieds.

 

Les deux portes de la galerie Est s'ouvrent sur les cuisines et le réfectoire.

 

Des cellules appelées « loges » ont été construites au XIXe siècle sous les combles de la galerie nord pour y mettre au fer des détenus récalcitrants, comme Martin Bernard, Blanqui et d'autres prisonniers politiques de 1830 ou 1848.

 

Un jardin médiéval est recréé en 1966 par frère Bruno de Senneville, moine bénédictin féru de botanique. Au centre, un motif de buis rectangulaire était bordé de treize rosiers de Damas. Les carrés de plantes médicinales, d’herbes aromatiques et de fleurs évoquaient les besoins quotidiens des moines au Moyen Âge118.

 

Le cloître a fait l'objet d'importants travaux de janvier à novembre 2017. Les éléments sculptés, nettoyés et restaurés, ont été mis en valeur par un éclairage de qualité. Le sol des galeries a été abaissé à son niveau d'origine. Le jardin précédent a été remplacé par une étendue gazonnée désormais étanche



 Réfectoire (1217-1220) - photos prises en janvier 2024 car trop de monde cette journée

 

Le réfectoire des moines occupe le troisième et dernier niveau de cette partie orientale de la Merveille. La salle est délimitée en un seul volume par deux murs parallèles dont l'axe longitudinal voûté en berceau, bien que rien ne le souligne, conduit le regard vers la place de l'abbé.

 


 

L'architecte pouvait affaiblir les murs en ouvrant de trop larges baies, vu la portée du berceau : aussi a-t-il choisi de percer les murs allégés de cinquante-neuf colonnettes engagées dans des piles raidies par un plan de tracé losangé.

Les piles encadrent dans le mur nord autant de hautes et étroites fenêtres en accordéon à ébrasement ouvert et profond, contribuant à la splendeur de cette façade nord de la Merveille, « le plus beau mur du monde », aux yeux de Victor Hugo.

 

 

Les colonnettes sont munies de chapiteaux à crochets sur corbeille arrondie et couronnés d'un tailloir, rond également, où se dessine une moulure en larmier caractéristique du tailloir gothique normand.

Le remplacement des murs par ces organes de raidissement fait preuve d'un modernisme surprenant et « préfigure en quelque sorte les principes fondateurs de l'architecture métallique ».

 

Un curieux effet d'optique saisit le visiteur franchissant le seuil de la porte : de l'entrée, les murs latéraux semblent pleins alors que la lumière entre à flots. En perspective, les fenêtres se chevauchent mais au fur et à mesure que l'observateur progresse dans la salle, elles s'ouvrent les unes après les autres, puis, derrière lui, se referment, formant une sorte de store qui diffuse dans l'ensemble de la salle une lumière indirecte, douce et homogène.

 


Au milieu du mur sud, intégrée entre deux arcatures couvertes de voûtelettes d'ogives, s'élève une chaire dans laquelle le lecteur, un moine désigné à tour de rôle dans le semainier, psalmodiait recto tono des textes pieux et édifiants.

Les moines étaient servis par les plus jeunes, chargés d'aller chercher les plats parvenant au monte-charge relié à la cuisine.

Cet ensemble unique est couvert par un berceau lambrissé qui ne laisse apparaître de la charpente, de loin en loin, que quelques entraits et poinçons. La couverture du bâtiment est faite de schistes locaux.

Dans les années 1960, un pavage en terre cuite vernissé et un mobilier sont réalisés à partir de modèles anciens

 


Plan du niveau 2 (Salle des Chevaliers)

 

-        Niveau 2 : descente par l'escalier des Mauristes ; salle des Hôtes ; chapelle Sainte-Madeleine ; crypte des Gros Piliers ; chapelle Saint-Martin ; ossuaire avec belvédère et roue d'écureuil ; chapelle Saint-Étienne ; galerie sud-nord ; promenoir des moines (vue sur la salle de l'Aquilon et le Cachot du Diable) ; salle des Chevaliers.

-        Escalier vers niveau 1 : cellier (boutique) ; sortie par les jardins et la façade nord de l'abbaye

 


Scriptorium ou Salle des Chevaliers (1220-1225)

Cette vaste salle était peut-être le scriptorium, où les moines passaient une grande partie de leur temps à copier et enluminer de précieux manuscrits, mais aussi à d'autre tâches intellectuelles (lecture, étude, commentaire).

Meublée de pupitres et de coffres contenant la réserve de parchemin, elle est située au nord pour bénéficier d'une lumière qui n'abîme pas les yeux et ne fait pas varier les couleurs des enluminures. Les sièges des copistes et des enlumineurs étaient placés près des grandes verrières disposées sur les murs nord et ouest, et qui apportaient la lumière nécessaire au travail sur les pupitres.

Alors que la règle bénédictine imposait normalement un chauffoir distinct du scriptorium, l'abbaye aurait bénéficié d'une dérogation avec deux cheminées éloignées l'une de l'autre pour chauffer ensemble une surface très importante. Cet écart à la règle, hypothèse plausible mais non étayée, explique que plusieurs historiens remettent en cause l'affectation de cette salle et y voient le chauffoir où les moines venaient se réconforter les jours de grand froid, ou la salle du chapitre.

 

Après la création de l'ordre des chevaliers de Saint-Michel par Louis XI en 1469, elle prit le nom de salle des Chevaliers. Il ne semble pourtant pas qu'elle ait servi à d'autres usages que monastiques.

 

L'architecture et la décoration dans un style typiquement normand sont reconnaissables au tracé accentué des ogives, ainsi qu'au profil saillant des moulures. Les chapiteaux de granite sont, malgré la dureté de cette pierre, finement sculptés.

 

Salle des Hôtes (1215-1217)

Double cheminée de la salle des Hôtes. Les deux foyers étaient jadis masqués par une tenture suspendue à une poutre dont on peut toujours voir les deux culées, cette pièce de tissu séparant la salle en deux : cuisine et salle à manger.

 

La salle des Hôtes était équipée d'une troisième cheminée dont seul subsiste le conduit sur le mur sud.

La salle des Hôtes est une salle à croisées d'ogives, à deux nefs séparées par six colonnes, reprenant donc la disposition de l'aumônerie, placée juste au-dessous. Mais si le plan est le même, la réalisation est cette fois luxueuse, aérée, avec des contreforts intérieurs (dissimulés par des demi-colonnes nervurées et engagées) qui rythment à chaque travée les murs latéraux percés de hautes fenêtres composées sur la face nord de deux lancettes divisées par un meneau horizontal et disposées sous des arcs de décharge.

La réception des hôtes avant l'entrée dans cette salle d'apparat avait lieu dans la chapelle Sainte-Madeleine attenante dans laquelle les invités faisaient leurs dévotions avant de passer à table. La salle des Hôtes est clairement destinée à la réception des hôtes de marque, qui trouvaient là le luxe de latrines en encorbellement de la façade nord, ainsi qu'une double et monumentale cheminée, pour les réchauffer et les restaurer. Il faut aussi imaginer les murs ornés de tentures, les vitraux, les peintures, les carreaux émaillés (parsemés de fleurs de lys et de tours) aujourd'hui disparus. Les minces colonnes lisses, très élancées, sont surmontées d'élégants chapiteaux au décor végétal, soutenant les fines croisées d'ogives.

 

Le déclin de l'abbaye à partir du XVIe siècle explique que l'abbaye reçoit de moins en moins d'hôtes prestigieux et l'affectation de cette salle au réfectoire des moines au XVIIe siècle.

 

« Belle Chaise » ou Salle de l'officialité (tribunal) et bâtiments du sud-est

De même, les bâtiments de Belle Chaise (achevée en 1257, décor reconstitué en 1994) et des logis abbatiaux intègrent les fonctions administratives de l’abbaye aux fonctions cultuelles.

L’abbé Richard Turstin édifie, à l’est, la salle des Gardes (actuelle entrée de l’abbaye), ainsi qu’une nouvelle officialité, où était rendue la justice relevant de l’abbaye (1257).

Vers 1393, sont édifiées les deux tours du Châtelet, puis la tour Perrine et une Bailliverie. Le tout fut complété, à l’initiative de l’abbé Pierre Le Roy, par un logis personnel complétant les fortifications de l’abbaye.

 

Notre-Dame-sous-Terre

Les agrandissements successifs de l'abbaye ont fini par absorber la totalité de l'église abbatiale d'origine, construite vers 900, jusqu’à la faire oublier, avant sa redécouverte lors des fouilles de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Restaurée dans les années 1960, cette chapelle offre un remarquable exemple d’architecture préromane carolingienne.

C'est une salle voûtée en berceau de 14 × 12 m, divisée depuis son origine en deux nefs jumelles par un mur médian percé de deux larges arcades, qui a soutenu, avant leur écroulement, trois des piliers de la nef romane de l'église actuelle.

La salle est terminée par deux absidioles rectangulaires, surmontées de petites tribunes qui servaient probablement à la présentation des reliques aux fidèles rassemblés dans les nefs, tout en évitant leur vol. L'église, à l'origine charpentée, fut voûtée en berceau plein cintre sans doubleaux.

L'église est construite en petits moellons de granite grossièrement cubiques, alors que les clavages des arcades sont en grandes briques plates assemblées au mortier, selon la technique carolingienne. Les bâtiments abbatiaux romans ont ensuite été élevés à l’ouest et au-dessus de l’église carolingienne.

 

Sa fonction de soutènement ayant disparu, cette salle a cependant été conservée pour son rôle symbolique. Selon la légende montoise, elle fut l'emplacement même de la chapelle que fit construire saint Aubert en 709.

Selon le récit d'invention de reliques, « De translatione et miraculis beati Autberti », le squelette de l'évêque aurait été placé sur un autel dédié à la Sainte-Trinité, dans le vaisseau occidental de Notre-Dame-sous-Terre.

D'autres reliques prestigieuses étaient exposées, celles de l'archange Michel, être pourtant immatériel (morceau du marbre sur lequel Michel aurait posé le pied, une parcelle de sa cape rouge, une épée et un bouclier, ses deux armes qui, selon une légende, lui auraient servi à vaincre le serpent du roi anglais Elga). Ces reliques furent dispersées en décembre 1791 par les révolutionnaires pour récupérer l'or et l'argent des reliquaires.

 

 

Crypte des Gros-Piliers

Le chœur de l'église repose sur une église basse, dite crypte des Gros-Piliers, rendue nécessaire par la différence de niveau entre l'église haute et le sol extérieur. Il s'agissait originellement de la crypte absidale romane, à laquelle on a substitué une nouvelle crypte beaucoup plus massive, dans le style gothique flamboyant, jamais consacrée au culte et réalisée de 1446 à 1450, après l'effondrement du chœur roman, en 1421.


Cette nouvelle crypte comprend un déambulatoire et six chapelles rayonnantes alternant avec des colonnes engagées soutenant directement les éléments correspondants du chœur, établi selon le même plan. La première travée repose sur le rocher, les deux premières travées du nord et du sud étant occupées par des citernes. Cette salle comporte dix piliers cylindriques, dont huit énormes, d’une circonférence de 5 m, sans chapiteaux, à bases octogones ou dodécagones et disposés en demi-cercle88. Les piles romanes de cette crypte sont enrobées de nouveaux lits de granite des îles Chausey, ces piles gothiques supportant les piliers de l'église supérieure. Les deux colonnes centrales, plus minces, ont reçu le nom évocateur de palmiers.

Cette crypte était un carrefour de circulation entre différentes salles de la partie est du monastère : une porte relie la crypte à la chapelle Saint-Martin ; trois autres, pratiquées dans les deux chapelles du Sud, mènent l'une à l'Officialité.

Une vierge noire, réalisée au XIXe siècle dans un atelier de Munich, répond à une logique de recharge sacrale en reproduisant au Mont une pratique cultuelle attachée à la cathédrale de Chartres.


Vierge Noire dans la salle des Gros Piliers
Vierge Noire dans la salle des Gros Piliers

Chapelles de soubassement du transept

Le transept est soutenu par deux cryptes voûtées, dites « chapelle des Trente Cierges » au nord et « chapelle Saint-Martin » au sud, seule comprise dans le circuit de visite habituel. De 1031 à 1048, les abbés Almod, Théodoric et Suppo, successeurs d'Hildebert II, achèvent ces cryptes latérales.

 

Chapelle Saint-Martin

La chapelle Saint-Martin est constituée d’une nef carrée couverte d’une voûte en berceau d’une portée de 9 m, renforcée en son centre par un arc-doubleau et terminée à l'est par une abside en cul-de-four qui supporte l'absidiole du transept de l'église haute.

Son décor peint est perdu : la chute de l'enduit laisse désormais visibles les traces, très nettes, du cintre en bois qui servit à la construction de la voûte.

C'est l'un des rares éléments de l'abbaye parvenu jusqu'à nous tel qu'il était lors de son achèvement vers 1050, la crypte n'ayant pas eu besoin d'être restaurée malgré ses utilisations variées au cours des siècles : moulin à chevaux, citerne.

 

Chapelle Saint-Martin : absidiole et arc-doubleau, à l'est
Chapelle Saint-Martin : absidiole et arc-doubleau, à l'est

       

 

Chapelle Saint-Martin, côté ouest
Chapelle Saint-Martin, côté ouest

 

Chapelle des Trente Cierges

Le plan de la chapelle des Trente Cierges est similaire à celui de la chapelle Saint-Martin. Elle est voûtée d'arêtes et conserve d'importants vestiges de peintures murales. Une restauration a permis de remettre en valeur un motif de faux appareil, très courant pendant tout le Moyen Âge, agrémenté d'une frise de rinceaux. Une messe durant laquelle brûlaient trente cierges y était célébrée chaque jour après Prime, d'où le nom de la chapelle.

 

Notre-Dame-des-30-Cierges, transept nord
Notre-Dame-des-30-Cierges, transept nord


Promenoir des moines

Juste au-dessus se trouve une salle dite « promenoir des moines » correspondant au plan de la salle d’Aquilon, à trois piliers, qui se prolonge par un couloir reposant directement sur le rocher et soutenu par deux piliers. Ce couloir donne accès au « cachot du Diable », jolie salle voûtée à pilier unique, puis à la chapelle des Trente Cierges située au même niveau et, au nord, à la salle des Chevaliers, située en contrebas.

 

La destination de cette salle du « promenoir » est incertaine : ancien réfectoire, salle capitulaire ou, selon Corroyer, un ancien cloître.

 

   

Promenoir et son prolongement vers l’est
Promenoir et son prolongement vers l’est

                                 

 Promenoir et son prolongement vers l’Ouest
 Promenoir et son prolongement vers l’Ouest

 

Cachot du Diable
Cachot du Diable

 

Bâtiments de Robert de Torigni

L’abbé Robert de Torigni fait édifier, à l’ouest et au sud-ouest, un ensemble de bâtiments comportant de nouveaux logis abbatiaux, une officialité, une nouvelle hôtellerie, une infirmerie et la chapelle Saint-Étienne (1154-1164).

Il fait également remanier les chemins de communication desservant Notre-Dame-sous-Terre, afin d’éviter un trop grand contact entre les pèlerins et les moines de l’abbaye. C'est lui également qui supprime le narthex roman ajouté à la nef et le remplace par deux tours de façade de qualité médiocre, dont l'une disparaît au XIVe siècle, et l'autre au XVIIIe siècle en même temps que les trois premières travées de la nef.

 

On y trouve également une cage à écureuil servant de treuil sur la rampe en pierre du monte-charge conçu vers 1819, lors de la conversion du site en prison, pour ravitailler les condamnés. Cinq à six détenus, marchant à l'intérieur de la roue, en assuraient la rotation et la manœuvre.

 

Roue
Roue
Monte-charge
Monte-charge

Le traîneau, appelé poulain, était un chariot en bois qui pouvait tracter une charge de deux tonnes allant et venant le long de la rampe de granite. Il est probable que pendant la construction médiévale de l'abbaye, un même type de monte-charge était utilisé pour hisser le granite provenant des îles Chausey.

Rampe du Poulain, surplombée par le saut Gaulthier
Rampe du Poulain, surplombée par le saut Gaulthier

La face sud est dominée, de gauche à droite, par la terrasse dite du Plomb du four, par les logis abbatiaux et leurs annexes bâtis pour les besoins des abbés entre les XIIIe et XVIe siècles.

La face sud est dominée, de gauche à droite, par la terrasse dite du Plomb du four, par les logis abbatiaux et leurs annexes bâtis pour les besoins des abbés entre les XIIIe et XVIe siècles.

 

Dans les ruines de l’infirmerie, effondrée en 1811, il subsiste au-dessus de la porte les trois morts du « Dit des trois morts et des trois vifs », représentation murale montrant initialement trois jeunes gentilshommes interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l’importance du salut de leur âme.

 

 

 

Plan du niveau 1 (Salle de l’Aquilon)

 

Niveau 1 : le Grand Degré extérieur, escalier de 100 marches, donne accès à la cour du Châtelet ; sous l'arc surbaissé de son entrée s'engage l'escalier du Gouffre, menant à la Porterie ou salle des Gardes ; aumônerie (billetterie)

Niveau 1
Niveau 1

 

Salle de l'Aquilon

L'escalier percé au XVIIIe siècle dans le promenoir des moines permet d'accéder à la salle dite de l'Aquilon (terme désignant le vent du nord dans la Bible, et que les moines ont utilisé en référence à la situation de cette salle).

Il s'agit de l'ancienne aumônerie romane, reconstruite et modernisée après l'effondrement du mur nord de la nef, en 1103.

Située juste au-dessous du promenoir, elle sert de base soutenant les deux salles supérieures. Sa fonction de soutien et d'accueil des pauvres explique sa rigueur architecturale qui contraste avec le style des autres grandes salles.

Elle est divisée en deux nefs par une rangée de cinq colonnes monolithes à chapiteaux ouvragés qui soutiennent des voûtes d'arêtes consolidées par des arcs doubleaux appareillés et tracés en arc brisé (selon un dessin inauguré quelques années auparavant à Cluny III)

 


Cellier

Le cellier était une grande salle fraîche et peu éclairée, assurant la double fonction de conserver les vivres et de soutenir la lourde structure supérieure.

Des piliers maçonnés de section carrée et à imposte sont implantés de manière à servir de substruction aux colonnes de la salle des Chevaliers, placée juste au-dessus.

Ces piliers séparent le cellier en trois nefs, couvertes de simples voûtes d'arêtes.

 

Le Cellier, utilisé comme boutique
Le Cellier, utilisé comme boutique

Aumônerie

L'aumônerie a donc été, très probablement, la première réalisation de la Merveille, édifiée sous l'abbé Roger II à partir de 1211. C'est une longue salle très fonctionnelle, massive, construite pour supporter le poids des étages supérieurs, constituée d'une série de six grosses colonnes rondes et lisses surmontées de chapiteaux très simples, séparant deux nefs à voûtes d'arêtes. On y accueillait les pèlerins les plus pauvres.

 

De nos jour, l'aumônerie est là que se tient la billetterie.

 

Statue de Saint-Michel dans l'aumônerie
Statue de Saint-Michel dans l'aumônerie

 

Dortoir

Le niveau supérieur était occupé par l'ancien dortoir, salle en longueur couverte en charpente et plafonnée en berceau lambrissé, dont seule la partie orientale est conservée.

 

 

1.    Eglise paroissiale Saint-Pierre (Mont)

 

L'église se trouve enserrée au sein du village du Mont Saint-Michel, sur le flanc Est du rocher. Elle se situe à mi-chemin de la Grand-Rue et s'appuie à l'Ouest contre le rocher. Le cimetière de la commune la borde au sud et l'église communique à l'est avec la Grand-Rue par son abside principale en encorbellement qui assure le passage voûté d'une venelle.

 

Entrée de l'église avec la statue de Jeanne d'Arc
Entrée de l'église avec la statue de Jeanne d'Arc

Historique

Selon la tradition, l'église aurait été fondée au VIIIe siècle par saint Aubert, évêque d'Avranches, pour lui servir de lieu de sépulture. Elle est dédiée à saint Pierre, « prince des apôtres » ainsi que le mentionne une charte de 1022. De la période romane, l'église conserve notamment les piliers à impostes de l'entrée du chœur.

 

Avant la fin du XIVe siècle, le vaisseau central de l'édifice est doublé par le sud d'un vaisseau latéral ainsi qu'il apparaît sur une enluminure des Très Riches Heures du duc de Berry (1390). Si l'on en croit cette représentation, l'église possède alors un clocher peigne au-dessus du pignon oriental du vaisseau principal de la nef.

 

Dans la seconde moitié du XVe siècle, l'église est profondément remaniée : les absidioles du transept sont remplacées par des chapelles plus profondes à chevet plat et une tour de clocher est édifiée au sud de l'édifice.

 

À la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, le chœur est agrandi par la construction d'une abside à pans coupés.

 

L'église paroissiale devient sanctuaire de pèlerinage le 4 novembre 1886, date à laquelle le culte de saint Michel y est transféré de l'abbatiale par décision de l'évêque de Coutances, à l'expiration du bail non renouvelé de l'abbaye à la congrégation de missionnaires diocésains qui l'occupait depuis 18743.

 

Description

L'église, en partie romane, fut agrandie au XVIe siècle, créant un passage voûté au-dessus d'une ruelle. Elle est construite en granite.

 

La nef comporte un vaisseau central, doublé d'un vaisseau latéral par le sud, et ouvre sur un chœur à travée unique et droite qui se termine par une abside à pans coupés. L'entrée principale se fait par le bras de transept côté nord de la nef. Ce croisillon donne vers l'est sur une chapelle dédiée à saint Jean.

 

 

Le vaisseau latéral de la nef se termine quant à lui sur une chapelle à chevet plat dédiée à la Vierge Marie.

 

Chapelle de la Vierge Marie
Chapelle de la Vierge Marie

Contre le mur sud du vaisseau latéral se dresse une tour de clocher, hors d'œuvre, coiffée d'une toiture en bâtière. À l'origine, le rez-de-chaussée de cette tour ouvrait sur l'extérieur pour permettre le passage entre l'église et le cimetière. À la fin du XIXe siècle, sans doute à l'initiative des Pères de Saint-Edme de Pontigny qui assuraient la présence religieuse au Mont depuis la fermeture de la prison d'État, ce rez-de-chaussée fut condamné et transformé en chapelle dédiée à saint Michel. Cette chapelle est la seule à être voutée de pierre.

 

Chapelle Saint-Michel
Chapelle Saint-Michel

Les différentes parties de l'édifice sont couvertes de charpentes lambrissées qui ont été refaites au début du XXème siècle par trois architectes des monuments historiques : en 1928-1929 pour la nef, en 1931 pour la tour de clocher et en 1936-1937 pour le chœur et la chapelle sud. Les couvertures ont été restaurées à la même époque en ardoises d'Angers posées au clou de cuivre. Malgré des révisions ponctuelles, ces couvertures se sont altérées dans le temps et une nouvelle campagne de restauration a été lancée en 2003.

 


 

Mont Tombelaine

 

On ne peut dissocier ce rocher du Mont Saint-Michel. Même si nous ne le visitons pas, il est très important.

 

Mont-Saint-Michel et Tombelaine depuis la Roche Torin, janvier 2024
Mont-Saint-Michel et Tombelaine depuis la Roche Torin, janvier 2024

Tombelaine est un îlot granitique situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, sur la rive droite du fleuve côtier de la Sée, à quelques kilomètres au nord du mont Saint-Michel. L'important marnage (plus de 10 mètres) de la baie permet à cet îlot d'être atteint à pied sec par basse mer.

 

Le point culminant de l'îlot est le pic de la Folie qui s'élève à 45 mètres. Tombelaine a une longueur de 250 mètres, une largeur de 150 mètres et une superficie de trois hectares.

 

Photo aérienne de Tombelaine, Anthony Pend
Photo aérienne de Tombelaine, Anthony Pend

 

Histoire et légendes

 

·       Voir histoire du Mont Saint-Michel

 

·       Jusqu’au Moyen-Age, le rocher de Tombelaine s’appelait le « Mont Bélénus ». Nous pouvons imaginer que ce lieu était dédié au Dieu gaulois-celte Belenos. En effet, l’étymologie de « Tombelaine » signifie « tumulus Belenis », le « tumulus de Belenos », dieu gaulois de la guerre, de la lumière et guide des morts, triple fonction reprise par l'archange Michel dans les croyances chrétiennes. Le récit légendaire veut qu'une caverne s'ouvrait alors dans le flanc du rocher. Ce temple circulaire soutenu par des monolithes bruts était le « Neimheidh » ou « sanctuaire des Aïeux », que gardaient neuf druidesses appelées « Sènes » dont les marins venaient consulter les oracles.

 

·       Une légende rapporte qu'une prénommée Hélène, fille du roi Hoël fut enlevée par un géant, et fut inhumée sur ce rocher. Le nom de l'îlot serait alors issu d'une corruption de « Tombe Hélène ». Un récit local plus tardif raconte qu'« une jeune fille du nom d'Hélène, n'ayant pu suivre Montgomery, son amant, qui allait avec le duc Guillaume conquérir l'Angleterre, se laissa trépasser là quand elle eut perdu de vue, dans la vapeur de l'océan, le vaisseau qui emportait sa vie ».

 

·       L’îlot Tombelaine, depuis le Moyen-Age, enfermerait les amours de la belle Hélène de Tergatte et du chevalier Simon de Montgommery. Selon la légende, les amants se retrouvaient chaque jour avant l’aurore sur le « Mont Bélénus ». Isolés du monde qui les entoure, ils pouvaient vivre librement leur amour. Le père d’Hélène n’était pas favorable à cette union du fait de la rivalité de leurs familles. Cependant un matin, les deux amants apprirent une mauvaise nouvelle. Alors que la guerre battait son plein, le chevalier Montgommery fût appelé à rejoindre les armées du duc Guillaume de Normandie. Hélène était dévastée mais son amour lui fit la promesse de revenir saint et sauf. Lorsque Montgommery parti à la guerre, Hélène revint chaque jour sur le mont. Elle descendait sur les grèves et observait l’horizon pour voir si un bateau revenait avec les hommes partis en guerre. Un matin, une foule joyeuse était réunie sur les grèves, le duc Guillaume avait gagné la bataille et les chevaliers normands étaient de retour. Hélas Montgommery n’avait pas survécu à la bataille. Hélène submergé d’une immense tristesse, se jeta du haut du rocher. Elle est, selon la légende enterrée sur l’îlot sauvage. C’est pourquoi il s’appellerait aujourd’hui l’îlot de Tombelaine, qui est la contraction de « Tombe Hélène ».

 

Après la conquête romaine, Tombelaine est peut-être le chef-lieu d'un gouvernement militaire avant de devenir un poste avancé de peuples gaulois armoricain, notamment les Abrincates. Au IXe siècle, les vikings en font un repaire de saxons et de normands, comme l'attestent les consonances scandinaves des noms locaux4.

 

Au XIème siècle, trois moines, Anastase, Richard des Fourneaux et Robert de Tombelaine, quittent le site montois pour s'y retirer en ermites, afin de ne pas être soumis au neuvième abbé du Mont Saint-Michel Renouf de Bayeux, accusé de simonie par ses adversaires au sein de la communauté bénédictine5. En 1137, Bernard le Vénérable y fonde un prieuré, et l'îlot devient un lieu de pèlerinage. L'église est dédiée à Notre-Dame de la Gisante ou Notre-Dame de Tombelaine. Les consonances scandinaves des noms locaux attestent le passage et l'implantation des envahisseurs saxons et normands (Les Vikings)

 

En 1204 Philippe Auguste érige un fort sur l'îlot.

 

Lors de la guerre de Cent Ans, après les désastres de Crécy en 1346 et de Poitiers en 1356, une garnison anglaise s'implante sur l'îlot de Tombelaine dès 1356, et y construit une bastille, face au Mont-Saint-Michel qui tient tête à l'Anglais.

 

Durant les guerres de Religion, le comte de Montgomery qui dirige les armées huguenotes, fait du rocher son repaire. Il y aurait battu de la fausse monnaie, et abrité sa maîtresse.

 

En 1666, le marquis de la Chastrière demande au Roi la destruction de la place forte de Tombelaine, alors que l'îlot est devenu propriété de Nicolas Fouquet. Il pense que la place forte peut être réutilisée par les Anglais en cas de nouveau siège du Mont-Saint-Michel. Les fortifications sont rasées par ordre de Louis XIV.

 

De 1812 à 1837 il est la possession de Michel Brackmann (1766-1850), garde-suisse de Louis XVI qui a échappé au massacre des Tuileries10.

 

Projet d'aménagement du rocher de Tombelaine 

Alors que la société nommée Groupement national de la baie du mont Saint-Michel désire en faire un lieu de résidence pour touristes, Tombelaine est acheté en 1933 par l'État qui l'intègre à son domaine privé. Il est classé au titre des monuments historiques par un arrêté du 9 octobre 193611. Une réserve de chasse maritime y est créée par un arrêté du 11 juillet 1974. À l'initiative de la municipalité de Genêts, à laquelle l'îlot est rattaché, et du Groupe ornithologique normand (université de Caen), une réserve ornithologique y est créée le 10 octobre 198512. Tombelaine bénéficie de la convention de Ramsar pour la protection des zones humides depuis le 14 octobre 1994, date à laquelle la baie du Mont Saint-Michel fait partie des sites mondiaux Ramsar, grâce à la valeur de ses zones humides, marais et fleuves côtiers.

 

Tombelaine se trouve dans le périmètre du Mont Saint-Michel et sa baie, bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial depuis 1979 et l'îlot est affecté le 24 février 2010 au Conservatoire du littoral. « Il constitue l’un des îlots les plus importants du site Natura 2000 “Baie du Mont Saint-Michel“ ».

 


Photos de cette journée (cliquez dessus pour les voir en entier)


Messages reçus lors de cette journée


Ce jour est la fête de l'Annonciation.

Le Mont Saint-Michel est englobé dans le chakra de la gorge de la Terre.

L'Archange Mikaël est l'un des Gardiens de la France. L'autre est Mère Divine. Ils sont accompagnés tous deux de leur dragon.

L'abbaye a été désacralisée. Action faite.


Cela a été en deux lieux/deux temps ; dans l'église Saint-Pierre, nous avons reçu des messages plutôt personnels, tandis que dans l'abbaye cela concernait des messages généraux et universels.


Mathilde a vu des combats à l'épée, de prisonniers dans l'abbaye, de tunnels souterrains entre le Mont et Tombelaine et entre le Mont et l'Angleterre.

La boule dorée/soleil, déjà vue à Pontmain, a été placée par Gabriel au dessus du Mont, au niveau de la flèche. Mikaël l'a ensuite placée entre ses ailes.

Lors de notre rentrée dans l'abbaye, cette boule dorée était dans le chœur. Une action nous a été demandée.

Christine dit que durant cette action, le vent a été très violent et s'est arrêté quand les cloches ont sonnées marquant la fin de l'action.


Mikaël nous a offert une épée au manche argenté très brillant, un bouclier, une armure et en fin de journée une balance. Il nous a transmis ses initiations concernant la Force et le Courage.


Il est représenté souvent :

  • En train de vaincre un démon (capacité d'exorcisme)

  • En train de maîtriser un dragon (capacité en géobiologie)

Odile dit que Mikaël signifie qu'il ne combat pas ni ne vainc pas le dragon. Ce dragon est son compagnon, son allié.


Jean-Marc dit que nous sommes dans une période d'apocalypse où s'affrontent des forces obscures qui vont s'annihiler d'elles-mêmes.

En ce qui nous concerne, il faut attendre en étant vigilants et actifs.

Puis, Jean-Marc nous montre ce vitrail dans l'église Saint-Pierre :

Vitrail église Saint-Pierre
Vitrail église Saint-Pierre

L'épée est de la même couleur que l'hydre à plusieurs têtes (dans la mythologie, une tête coupée repousse) et sa pointe devient très fine. L'épée représente l'intellect et ne transperce pas la tête de l'hydre.

"Transformer la force de haine en force d'amour"

"Amener de la compréhension, ne pas se battre ni lutter contre"

Marie est présente à côté. L'épée se connecte à elle. Elle observe avec bienveillance. Jésus et Gabriel sont présents aussi.


Messages reçus par Anne :

"Cultiver sa paix intérieur"

"Garder l'Espérance"


Je ne précise pas tous les messages. Merci de votre compréhension.


Le jeudi 26 mars 2026, rendez-vous à Tilly-sur-Seulles : https://www.etreicimaintenant.com/post/tilly-sur-seulles-études-des-apparitions

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Christine


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