top of page

Pontmain : étude de l'apparition mariale

Dernière mise à jour : 31 mars

Partie d'un Vitrail de la basilique Notre-Dame d'Espérance de Pontmain
Partie d'un Vitrail de la basilique Notre-Dame d'Espérance de Pontmain

Nous nous rendons à Pontmain le mardi 24 mars 2026.


Pontmain est une commune située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, en bordure de la Bretagne.

La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Bas-Maine.


Localisation de la commune de Pontmain
Localisation de la commune de Pontmain

Le village de Pontmain est un lieu important de pèlerinage depuis l'apparition de Notre-Dame de Pontmain à plusieurs enfants le 17 janvier 1871.

Sept enfants au total ont déclaré avoir vu « une belle dame », mais seuls les trois plus âgés seront reconnus officiellement par l’Église lors de la reconnaissance officielle de l'apparition. L'apparition débute vers 18 h et va durer environ trois heures.

Le 17 janvier 1871, des enfants du village de Pontmain (Eugène et Joseph Barbedette) affirment voir la Vierge Marie dans le ciel. L'abbé Michel Guérin est alors le curé de la paroisse, présent à Pontmain depuis 1836. Le 2 février 1872, après controverse et enquête, Mgr Casimir Wicart, évêque de Laval, reconnaît l'apparition :

« Nous jugeons que l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu a véritablement apparu, le 17 janvier 1871, à Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé, dans le hameau de Pontmain. »

Une nouvelle église a été édifiée sur la commune à la suite de cette apparition, entre 1873 et 1877. Elle est érigée en basilique par Pie X en 1908. En 1946, les cérémonies du 75e anniversaire de l'apparition sont présidées par le nonce apostolique Mgr Roncalli, futur pape Jean XXIII.


Voici cette apparition racontée par Elisabeth de Caligny :


La "Belle Dame" de Pontmain, Elisabeth de Caligny

Voici le récit complet des apparitions trouvé sur le site du sanctuaire de Pontmain :


Phase 1 :

Vitrail de la basilique : 1
Vitrail de la basilique : 1

La journée du 17 janvier 1871 commence comme les autres. Ce matin, l’église était remplie de fidèles, comme les autres jours. Il y a beaucoup de neige et il fait un froid glacial "à fendre les pierres".

Vers midi et demi, la terre a tremblé ce qui a fortement impressionné tous les habitants, surtout en cette période troublée. C’est la guerre franco-prussienne. Depuis le 23 septembre dernier, 38 jeunes de la paroisse sont partis à la guerre et l’on est sans nouvelles. Alors, on vit dans l’angoisse et dans la peur. Et puis il y a cette épidémie de typhoïde qui commence à reprendre.

Malgré tout, on prie avec ferveur car il en est ainsi à Pontmain.

Depuis l’arrivée du curé, l’abbé Michel Guérin, le 24 novembre 1836, dans chaque famille, on prie le chapelet tous les jours.


Ce soir, deux enfants, Eugène et Joseph Barbedette, aident leur père, dans la grange, à piler les ajoncs pour la nourriture de la jument. La nuit est tombée. Il est environ 17 h ½. Jeannette Détais, une vieille femme, vient donner quelques nouvelles qu’elle a pu glaner un peu plus loin près des fuyards de l’armée de la Loire en déroute.

Ferme Barbedette
Ferme Barbedette

Eugène profite de l’arrêt du travail pour sortir à la porte "voir le temps". Et voilà que tout à coup, en plein ciel, au dessus de la maison d’en face (chez les Guidecoq), il voit une "Belle Dame" qui tend les bras comme dans un geste d’accueil et qui lui sourit.


Ancienne ferme Guidecoq
Ancienne ferme Guidecoq

Elle est vêtue d’une robe bleue semée d’étoiles d’or (comme la voûte de l’église peinte ainsi en 1860). Sur la tête, elle a un voile noir surmonté d’une couronne d’or avec un liseré rouge au milieu. Aux pieds, elle porte des chaussons bleus avec une boucle d’or. Elle est au milieu d’un triangle formé de trois grosses étoiles. L’enfant sourit à la Belle Dame.

Ce sourire sera le seul dialogue car, de toute l’apparition, la Belle Dame ne dira pas un seul mot.

Le jeune frère Joseph, venu à la porte, voit lui aussi la "Belle Dame" tandis que les grandes personnes ne voient rien sinon les trois étoiles.

Victoire, leur mère, ne verra rien non plus, bien qu’elle soit retournée à la maison chercher ses lunettes. Elle se rend à l’école demander à sœur Vitaline de venir devant la grange. Ne voyant que les étoiles, la sœur retourne à l’école et en revient avec une autre sœur, Marie-Edouard, et trois petites pensionnaires. A leur arrivée, les deux plus jeunes, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé s’écrient : « Oh ! La belle Dame ! Qu’elle est belle ! » et la décrivent à leur tour. Sœur Marie-Edouard s’en va prévenir M. le curé tandis que sœur Vitaline commence à prier avec les gens qui accourent de plus en plus nombreux.


Phase 2 :

Vitrail de la basilique : 2
Vitrail de la basilique : 2

« M. le curé, dit sœur Marie-Edouard depuis la porte du presbytère, venez vite chez les Barbedette, il y a un prodige : les enfants voient la Sainte Vierge ! » Et M. le curé, saisi par la surprise, répond : « Un prodige ! La Sainte Vierge ! La Sainte Vierge ! Mais, ma sœur, vous me faites peur ! » La vieille servante, Jeannette Pottier, intervient : « Faut aller voir, M. le curé ! » et elle allume la lanterne pour sortir dans la nuit.


Lorsqu’il arrive au milieu de ses paroissiens, les enfants, que l’on avait séparés pour éviter qu’ils puissent communiquer entre eux, s’écrient : « V’là d’qué qui s’fait ! » (voilà quelque chose qui se fait) et ils décrivent un grand ovale bleu qui est venu entourer la Belle Dame. A l’intérieur quatre bobèches sont fixées portant quatre bougies éteintes. Ces bougies rappellent celles que l’abbé Guérin allumait sur l’autel de la Sainte Vierge depuis le 8 décembre 1854 à tous les offices de la paroisse. En même temps apparaît une petite croix rouge sur la robe, à l’endroit du cœur.

Et puis voilà que l’attention se relâche. On commence à parler, à discuter et la Belle Dame devient triste : « V’là qu’elle tombe en humilité » dit Eugène. « Prions » ajoute M. le curé. Sœur Marie-Edouard commence le chapelet. Aussitôt, la Dame sourit à nouveau. Tout au long du chapelet, au rythme des Ave Maria, la Belle Dame grandit lentement. L’ovale grandit dans les mêmes proportions et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d’elle.

« C’est comme une fourmilière, ça se tape sur sa robe, disent les enfants. Oh ! Qu’elle est belle ! » Après le chapelet, on chante le Magnificat. Au début du chant, les enfants s’écrient : « V’là cor’de qué qui s’fait » (voilà encore quelque chose qui se fait). Une grande banderole vient se dérouler entre le bas de l’ovale et le toit de la maison. Des lettres commencent alors à s’écrire, en majuscule, couleur d’or. « C’est un M » – « Un A » – « un I » – « un S ». Le mot MAIS qui va rester tout seul jusqu’au moment où arrive Joseph Babin, un charretier, qui revient d’Ernée, à 20 km de là, et qui lance à la foule : « Vous pouvez bien prier, les Prussiens sont à Laval ». Le mot PRIEZ vient s’écrire alors après MAIS. Le message continue de s’écrire lettres après lettres. A la fin des litanies que l’on chante après le Magnificat, les enfants peuvent lire une première ligne se terminant par un gros point :

"MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS ·"

Au début de l’Inviolata qui va suivre, des lettres commencent une seconde ligne : MON. Au moment où l’on chante O Mater alma Christi carissima, le mot FILS vient s’écrire à la suite. « MON FILS » lisent les enfants. Alors c’est un cri de joie général : « C’est Elle ! C’est bien Elle ! C’est la Sainte Vierge ! » Jusque là, on pensait que ce pouvait être Elle. Mais maintenant, on en est sûr. C’est bien écrit : MON FILS. Pendant que l’on termine l’Inviolata et que l’on chante le Salve Regina, le message continue et se termine :

"MON FILS SE LAISSE TOUCHER"

Il n’y a pas de point final mais cette deuxième ligne est soulignée par un gros trait d’or comme les lettres.


Phase 3 :

Vitrail de la basilique : 3
Vitrail de la basilique : 3

« Chantons notre cantique à Marie » dit alors M. le curé et les paroles s’élèvent joyeuses vers le ciel, alors que, dimanche dernier, on l’avait chanté la gorge serrée :

« Mère de l’Espérance dont le nom est si doux. Protégez notre France. Priez, priez pour nous. »


Phase 4 :

Vitrail de la basilique : 4
Vitrail de la basilique : 4

Au début, la Vierge lève les mains à hauteur de ses épaules et agite les doigts au rythme du cantique. Puis un rouleau « couleur du temps » passe et efface la banderole et le message.

Suit un autre cantique « Mon doux Jésus » avec le refrain « Parce Domine, parce populo tuo ».

Les enfants, joyeux jusque là, deviennent subitement tout tristes. C’est que la Vierge elle aussi est devenue toute triste. Elle ne pleure pas mais un frémissement au coin des lèvres marque l’intensité de sa douleur. « Jamais on n’a vu une pareille tristesse sur un visage humain » disent les enfants.


C’est alors qu’une croix d’un rouge vif apparaît devant la Vierge. Sur la croix, Jésus, d’un rouge plus foncé. Au sommet de la croix, sur une traverse blanche, est écrit : JESUS CHRIST. La Vierge prend la croix à deux mains et la présente aux enfants pendant qu’une petite étoile vient allumer les quatre bougies de l’ovale avant d’aller se placer au dessus de la tête de la Vierge. La foule prie en silence et beaucoup pleurent.


Phase 5 :

Reconstitution de la phase 5 sur statue
Reconstitution de la phase 5 sur statue

Puis sœur Marie-Edouard chante l’Ave Maris Stella. Le crucifix rouge disparait et la Vierge reprend l’attitude du début. Le sourire « un sourire plus grave » revient sur ses lèvres et une petite croix blanche apparaît sur chacune de ses épaules. Il est 20 h ½.

« Mes chers amis, dit M. le curé, nous allons faire tous ensemble la prière du soir ». Tout le monde se met à genoux, là où il est, qui dans la neige, qui dans la grange pour ceux qui ont voulu s’abriter du froid glacial. Jeannette Pottier, la vieille servante, commence la prière : « Mettons-nous en présence de Dieu et adorons-le. » Au moment de l’examen de conscience, les enfants signalent la présence d’un voile blanc qui vient d’apparaître aux pieds de la Vierge et qui monte lentement en la cachant à leurs yeux. Le voile arrive à hauteur de la couronne, s’arrête un instant et, brusquement, tout disparaît : le voile, la couronne, l’ovale, les bougies et les trois étoiles.

« Voyez-vous encore ? » demande M. le curé. « Non, M. le curé, tout a disparu, c’est tout fini ! ». Il est près de 21 h. Chacun rentre chez soi, le cœur en paix. Toute crainte, toute peur s’en est allée.


Les Prussiens qui devaient prendre Laval ce soir-là n’y sont pas entrés. Le lendemain, ils se sont repliés. L’armistice est signé le 25 janvier. Les 38 jeunes de Pontmain reviennent tous sains et saufs.


Plan du sanctuaire :

Plan de Pontmain
Plan de Pontmain

La basilique Notre-Dame de Pontmain aussi appelée basilique Notre-Dame-de-l’Espérance de Pontmain est un sanctuaire édifié à la fin du XIXe siècle à Pontmain, sur le site de l'apparition mariale de Pontmain le 17 janvier 1871 afin d'accueillir les nombreux pèlerins qui se mobilisent dès 1871. Consacrée en 1900, elle est élevée au rang de basilique mineure en 1905.


Construite en granit dans le style néo-gothique, elle comporte de grandes verrières colorées, réalisées en plusieurs campagnes du XIXe au XXe siècle. Les deux tours de la façade abritent un carillon de 39 cloches.


Vous pouvez entrez dans la ferme Bardenette et pour 2 euros découvrir la belle histoire de cette apparition mariale.


L'église Saint-Simon et Saint-Jude où prêchait l'abbé Guérin est magnifique. Nous y apprenons qu'une demande a été faite pour le canoniser. En effet, il a été "un saint" pour les habitants de Pontmain (explications dans la vidéo).


Portrait de l'abbé Michel Guérin (Eglise Saint-Simon et Saint-Jude)
Portrait de l'abbé Michel Guérin (Eglise Saint-Simon et Saint-Jude)

Anecdote : La Vierge Marie est apparue au-dessus de la ferme Guidecoq, nom de la famille propriétaire de la ferme. Laurent signifie que la symbolique est drôle : "guide le coq" pourrait dire "guide la France".


Etude des lieux et des apparitions :

Présence de Mère Divine, de l'Abbé Guérin (gardien de la ville de Pontmain) dans la ferme et dans l'église paroissiale Saint-Simon et Saint-Jude, de Jeanne d'Arc dans l'église.


Dans la ferme Bardenette :

Dans la ferme
Dans la ferme

Une pluie d'étoile est tombée sur nous, comme une sorte de bénédiction. Un soleil d'or (comme le point de la phrase écrite dans le ciel - voir ci-dessous) est présent en hauteur.



Les Archanges et les Anges :

Début du chemin de croix
Début du chemin de croix

Avant d'aller s'installer pour le déjeûner, les Archanges nous invitent à parcourir le chemin de croix.


Basilique :

La basilique est "plombée" (maléfices, égrégore très négatifs) au niveau énergétique (travail géobiologique fait).

Photos de l'intérieur ci-dessous
Photos de l'intérieur ci-dessous

Eglise Saint-Simon et Saint-Jude :

L'église Saint-Simon-et-Saint-Jude est une église paroissiale du Moyen-Âge (semble datée du XIème) remaniée maintes et maintes fois au cours des siècles. Elle est restée dans le même état que lors des apparitions.

Les matériaux du château de Pontmain, en partie ruiné, ont servi à sa construction.

Eglise paroissiale
Eglise paroissiale

L'église dispose d'une chapelle dans chaque coté du transept dont l’une de abrite un reliquaire de la Bambina provenant de Florence (Italie).

Bambina
Bambina

Sous l’autel du Sacré-Cœur se trouve le reliquaire du petit Vincent, offert au père Michel Guérin avant l’apparition de la Vierge aux enfants de la paroisse, le 17 janvier 1871.

Le Petit Vincent
Le Petit Vincent

L’église possède aussi de beaux fonts baptismaux en granite datés du XIVème siècle.


Cette église a été visité et utilisée par des Templiers.

Les habitants de Pontmain œuvre pour la béatification de l'abbé Guérin qui de son vivant a lui aussi œuvré pour la canonisation du Curé d'Ars.

Ancienne tombe avec blasons dans le mur en face de l'église
Ancienne tombe avec blasons dans le mur en face de l'église

Vous pouvez regardez les photos pêle-mêle des différents lieux :


Le lendemain, mardi 25 mars 2026, nous sommes allés au Mont-Saint-Michel : voir article


A bientôt pour de nouvelles aventures.

Christine


Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
Être Ici Maintenant (logo)

Soins Alchimiques - Géobiologie Alchimique - Eveil - Autonomie - France

bottom of page